Atelier créations de bijoux pour la fête des mères avec des petits gars

Challenge à relever, créer un collier, un bracelet et des boucles d’oreille avec des enfants de 3 et 6 ans en 1h30 …

Alors voilà ce que j’ai proposé :

  • De l’enfilage de perles sur une base de boucle d’oreille moderne . Des perles noires avec de gros trous (j’ai évité les quelques mm des miyukis), un pompon et une pampille. Tout est tombé une fois je crois mais c’était facile de recommencer.

atlier pour gégé 2

  • Un jeu de « Je passe dessus, tu passes dessous » pour créer un bracelet tressé. On a réussi à ne pas faire de nœuds mais ça commençait à devenir long. La concentration avait été importante pour créer les boucles d’oreille…

atelier pour gégé 1

  • Et puis c’est finalement le papa électricien qui a manié les pinces pour finaliser le collier : Bloquer le ruban de liberty et positionner les pompons. Je m’étais appliquée à réaliser au préalable le cœur du pendentif.

Voilà ce qui a été réalisé à 8 mains :

Collection 20183

Le petit chaton jouait lui avec le mètre ruban et au bout de trois quart d’ heure, les 3 petits gars ont tous préféré partir dans leurs aventures d’enfants (le garage, les petites voitures, les porteurs).

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Adoption : les droits de l’arrivée de son enfant jusqu’au jugement d’adoption plénière

Après avoir géré la gastro familiale dans les tous premiers jours à la maison (j’écris en différé c’était en 2016), nous avons dû nous engager dans plein de démarches administratives avec plus ou moins de compréhension de la part des interlocuteurs. Le service adoption qui nous a vraiment bien accompagné après notre agrément n’était pas entièrement calé sur le sujet. C’est le réseau de parents adoptifs qui nous a bien aiguillé ainsi que des recherches sur Internet. Il y a des moments où il a fallu taper fort sur la table pour se faire entendre (c’est bien sûr une expression, je suis tout a fait respectueuse ).

Du côté des parents : 
Le couple qui accueille un enfant confié en vue de son adoption, a droit au congé adoption. Il est à solliciter auprès de la sécurité sociale.
Le congé adoption c’est un peu l’équivalent du congé maternité. Il peut être pour un des parents ou les deux. Lorsqu’il est divisé entre les conjoints, sa durée est de 10 semaines et 11 jours. Il y a un minimum de 11 jours à prendre par l’un des parents mais ensuite on s’organise comme l’on veut. Il peut commencer une semaine avant la date où l’enfant est confié.
Dans notre cas, mon mari qui a le plus gros salaire a pris 10 semaines et moi les 11 jours. On a débuté notre congé adoption au premier jour de la semaine d’adaptation à la pouponnière. Cette période de 2 mois et demie à 3 a été un énorme bonheur. Quand je regarde les photos de cette fin d’année 2016, mon Man’ a les yeux qui pétillent, on est dans cette phase de rencontre et de découverte mutuelle. Nous transparaissons comme des parents émus, heureux et qui savourent. Le petit chaton lui est beaucoup moins expressif qu’aujourd’hui mais nos photos rappellent ces échanges de regards si puissants, purs et savoureux.2017-02-16 18-35-00

J’ai ensuite enchaîné sur un congé parental. Par le plus grand des hasard, j‘avais prévenu mon employeur un an pile avant l’Appel mais dans la loi c’est deux mois avant par lettre en recommandé. Autant prendre les devants pour ne pas être surpris. Cette fois, c’est la CAF qu’il faut contacter (ou la MSA pour les personnes relevant du régime agricole ?).
Parents d’enfants confiés en vue de leur adoption, on tient compte de notre situation particulière. Le congé parental va jusqu’à 12 mois après l’arrivée de l’enfant ou après la fin du congé adoption contre 6 dans le cadre d’une naissance (pour un 1er enfant). Il peut être total ou à temps partiel.
On l’a su en décalé alors fan du petit chaton, j’ai allongé mon congé initial de 6 mois à temps plein avec 4 mois supplémentaires. J’avais envie de profiter de l’été, des balades au soleil, des beaux jours (l’année n’avait pas été aussi pluvieuse qu’en 2018 !) et surtout de lui ! J’ai repris mon travail à 80 % avec encore 2 mois de congé parental à temps partiel.
Au niveau du porte monnaie, la CAF m’a versé pour un congé parental à temps plein, 390 €/mois de PREPARE (Prestation Partagée d’Education de l’Enfant). A temps partiel à 80 % , le droit est de 141 €. Je m’étais renseignée, il n’y avait aucun versement pour une reprise d’activité à 90%.

Ce qui semble dépendre de la politique familiale du département, c’est ensuite l’accès ou pas à l’Allocation de Soutien Familial au titre de Tiers (versée par la CAF ou la MSA). L’allocation de Soutien Familial dans l’esprit de la loi c’est une aide versée à une personne qui s’occupe d’un enfant privé de ses parents.  Alors au premier abord ça fait bizarre de se dire qu’on peut en bénéficier car on se sent parents de notre petit mais aux yeux de la loi, avant le passage au tribunal dans le cadre du jugement d’adoption plénière, c’est bien un enfant pupille de l’état, né sous X qui nous est confié en vue de son adoption. Il a d’ailleurs son identité temporaire mais officielle c’est à dire les 3 prénoms qui lui ont été donnés à sa naissance.
On a appris cela en différé. Alors que j’avais signalé, puisque c’était le cas dans mon coeur, qu’en lien de parentalité le petit chaton était notre fils, j’ai ensuite modifier notre « dossier » pour le noter comme « enfant né sous x, pupille de l’état confié en vue de son adoption ». J’en parlerais dans un prochain article (qui j’espère ne prendra pas des mois) mais jusqu’au 6 mois après l’apparentement minimum, le suivi du service adoption se poursuit à raison d’une visite à domicile par mois. On réalise à travers cela et encore plus en lisant le rapport d’adaptation que le services sociaux envoient au juge puis la rédaction de notre part d’une « lettre de motivation argumentée et détaillée manifestant l’intérêt réel porté à notre enfant », qu’en effet, juriquement, notre petit est sous la protection du département lors de sa première année. Du coup, je me suis sentie légitime pour demander cette prestation. Elle s’arrête le mois précédant le jugement d’adoption plénière.
Le montant de l’ASF est de 110 euros par mois même un peu plus (J’ai un peu oublié).

Au regard des ressources (ce n’est pas spécifique à l’adoption) on peut ouvrir droit à l’allocation de base PAJE de 90 € et/ou/ou pas! à la prime à l’adoption .

Du côté du petit bout : 
A sa naissance, le département a protégé le petit chaton. Il avait une couverture santé complète avec la PUMA (Protection Universelle Maladie) pour les soins, les examens, bilans, médicaments dont il a bénéficié de son arrivée dans notre monde à la pouponnière. 
De suite après la semaine d’adaptation et donc le début officiel de son placement en vue d’adoption, nous avons fait une demande de rattachement auprès de notre caisse de sécurité sociale en envoyant son contrat de placement et son extrait d’acte de naissance. Ca permet d’aller en consultation avec la carte vitale d’un des parents.

Pour la partie complémentaire santé (mutuelle quoi), durant 1 an, un bébé né pupille bénéficie de la CMUC (Couverture Maladie Universelle Complémentaire). Cela permet de ne rien payer le concernant , de ne pas faire d’avance de frais.
J’avais peur au départ que cela le stigmatise, que des soignants ou pharmacies nous refusent mais cela n’a jamais été le cas.

Côté discrimination, mais ce n’est pas un droit, nous avions appris que notre mutuelle versait une jolie somme à la naissance des enfants. Naïvement, j’ai donc sollicité cette aide qui s’appelait « Prime à la naissance ». Aucune nouvelle après quelques semaines, je les ai donc contactés par téléphone. Et là, je suis tombée des nues « Je suis désolée Mme mais dans votre contrat il n’y a pas de droit car c’est une prime que pour une naissance et pas pour une adoption ». Le fait d’indiquer qu’avant tout il s’agissait de l’arrivée d’un enfant quelle qu’elle soit n’a rien changé, ni de préciser que du côté de ma boite c’était « naissance ou adoption » Elle m’a dit de contacter le Président du groupe où travaille mon mari, que lui seul pouvait influencer sur les termes du contrat. J’ai quand même hésité à « déranger » avec ma petite question de maman, le Président France de sa multinationale! A la place, j’ai donc rédigé un courrier ou plutôt un plaidoyer à destination de notre mutuelle. Je leur ai écrit le pamphlet suivant  :  « Je pense que vous jouez sur les mots concernant le contenu de notre contrat, puisqu’il paraît discriminatoire de faire la différence entre un bébé né sous X et adopté et un enfant né dans sa famille dite « naturelle ». Mon travail, mon comité d’entreprise n’ont fait aucune différence sur cela. Je ne comprendrais pas que ce soit le cas de votre côté. En effet, cette prime est censée concerner l’arrivée d’un enfant au foyer de ses parents. Après son jugement d’adoption plénière comme tout enfant, notre fils va figurer sur notre livret de famille avec notre filiation.
J’ai fini avec la petite formule de politesse : « Je vous remercie de l’attention portée à notre situation peut être atypique mais relevant tout simplement de l’arrivée d’un enfant, d’un bébé au sein de sa famille ». Et bim, deux semaines après on avait l’argent sur notre compte.

Cet article se veut être une source d’information pour les parents adoptants ou ayant juste adoptés. Les informations de notre département étaient partielles alors je me dis que ça peut aider. Ca peut aussi être complété par vos expériences ou témoignages. A suivre donc …

Coelioscopie de l’endométriose plus nécessaire que prévue

J’avais hésité à me faire opérer, j’avais toujours entendu qu’il valait mieux ne pas ouvrir tant que l’endométriose n’était pas douloureuse. Je crois que ce sont encore des discours erronés. La chirurgie a été plus nécessaire que prévue et j’ai bien fait d’écouter l’avis du Chir spécialiste de l’endométriose et qui créé un Pôle dans ma ville.

Je l’avais consulté sur un coup de tête après l’échec de nidation de « Flocon » notre embryon vitrifié de février. Je voulais savoir s’il y avait des choses à faire afin de favoriser une accroche après 10 échecs. Je viens de m’éviter des problèmes fonctionnels dans les mois ou les années à venir.

En plus de s’être occupée de ses lieux de prédilection : ovaire restant, les deux trompes, la partie externe de mon utérus, la membrane qui entoure l’intestin (le péritoine) et de s’être fixée en forme de kyste et de nodule, chacun de la taille d’un citron (pas vert mais jaune), l’endométriose commençait à s’en prendre à d’autres organes ou tissus.

J’écrivais en mars que l’endométriose attaquait dans des cas pas si rares le système digestif et la vessie. Je ne pensais pas être concernée par cela au regard de mes examens radiologiques plutôt rassurants. En ouvrant mon abdomen, le Chir a constaté que l’endométriose s’intéressait fortement à mon colon et mon système urinaire. Elle était accolée à mon tube digestif qui s’est pris un coup de rasoir et entourait mon uretère (conduit amenant l’urine du rein vers la vessie). Méticuleusement, le Chir est intervenu afin d’enlever les lésions mais heureusement que cela a été pris à temps!

48 heures après mon opération, je suis debout, je marche, je ne suis pas douloureuse. J’ai juste un ventre gonflé, endolori, 4 nouvelles cicatrices dont 2 avec des points mais toutes les sutures sont collées, petites et jolies. Encore une fois je me trouve chanceuse, chanceuse d’avoir consulté, chanceuse d’avoir été aiguillée vers ce praticien conseillée par Endofrance et notamment sa présidente Yasmine qui m’a indiqué lui faire entièrement confiance.

Ma voisine de couloir souffre de la même maladie. Elle est là depuis 15 jours. Je ne sais même plus si je peux dire encore cela car l’endométriose me surprend de plus en plus tant elle fait des dégâts.  « Dans des cas pas si rares en plus de s’attaquer aux organes génitaux, au péritoine, au système digestif et urinaire, l’endométriose migre parfois beaucoup plus haut, vers le système pulmonaire ». Ma voisine de couloir vient de se faire enlever un kyste d’endométriose au niveau de son diaphragme et elle a ensuite eu des complications respiratoires. Si moi j’ai eu de la chance et que je suis sur pied, à J+21 elle est toujours hospitalisée, elle est passée deux fois au bloc en 15 jours. Ses sutures du colon n’ont pas tenue, on lui a aussi posé une stomie (vous chercherez la définition) . Il est temps de rappeler que des femmes luttent et se bagarrent contre cette maladie avec acharnement, courage. C’est une maladie synonyme de souffrances parfois en continu. C’est une maladie invalidante voir handicapante.

Alors oui, arrêtons de réduire l’endométriose à une maladie touchant la fertilité, le désir d’enfant, c’est cela mais pas que. Est ce finalement une maladie si bénine au regard de toutes les atteintes et complications qu’elle engendre et qui peuvent emmener même exceptionnellement en service de réanimation?

C’est décidé l’année prochaine, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, je me mobiliserai pour faire partie de l’Endomarch. Je ne suis pas sûre d’en avoir finie dans les années à venir avec cette maladie. Nous allons tenter de transférer notre dernier embryon congelé à la rentrée, me laisser 3 mois sans pilule et si le bébé « couette miracle » (c’est quand même un challenge) n’arrive pas ce sera reprise de la pilule durant des années pour endiguer cette maladie. J’espère gagner contre elle. J’espère que la science et la recherche vont se pencher sur notre maladie pour que des jeunes filles, des jeunes femmes, de femmes, leur entourage, ne subissent pas d’aussi lourdes interventions et parfois à répétition.

Ma jeune voisine de couloir, je te souhaite un prompt rétablissement. Tu es une guerrière avec beaucoup de courage …

Bétadine, bas de contention et maillot de bain une pièce

Ma plus grande déception dans l’histoire ça va être le maillot de bain une pièce à porter cet été pour protéger du soleil les cicatrices de l’opération de l’endometriose qui aura lieu pour moi en début de semaine prochaine ! Je pense d’ailleurs que je vais me rabattre sur le maillot de piscine que j’avais au lycée si ses élastiques ne sont pas trop distendus. Le maillot une pièce c’est du temporaire, l’objectif bikini est juste repoussé à 2019.

La consultation avec l’anesthésiste a mis un petit coup de pression, en me signalant que bientôt j’allais passer du statut de jeune femme active à celui de jeune femme squattant son canapé en post op. J’ai un peu peur des douleurs même si j’essaie de ne pas y penser.

Toujours bizarre avant une opération où on ne s’est pas cassé quelque chose, où on ne souffre pas en continu, de rentrer debout en marchant et de sortir voûtée, avec son mal dans le bas ventre et le dos, ses points qui tirent.

C’est une opération plus importante qu’il y a dix ans mais elle est réalisée par l’un des pontes de l’endometriose donc je sais qu’il va jouer du scalpel tel un dentellier avec ses fils de coton ou de lin.

Vous l’avez vu le reportage de Laetitia Millot sur « devenir maman, son combat contre l’endometriose »? Mon docteur est passé à la télé ! Il commence vraiment à être connu alors je vais aller au bloc confiante. Dans ce reportage, il est question des complications éventuelles post op. Ça, j’ai volontairement zappé. Une fois la décision de l’opération prise ça sert un peu à rien de se provoquer du stress complémentaire sur ce qui pourrait arriver mais que rarement.

Dans ce documentaire, on parle de la réalité de la maladie. Ce n’est à priori pas mon cas, mais il est détaillé en quoi la maladie peut être dévastatrice et invalidante pour les femmes touchées . Je pense que c’est une des premières fois où on a entendu parler de poches, sonde urinaire, stomie, pour decrire les conséquences secondaires possibles des lésions d’ endometriose . L’actrice de « Plus belle la vie » a en effet fait témoigner des femmes sûrement plus atteintes qu’elle. De mon côté, alors que je suis adhérente d’associations sur l’endometriose et régulièrement informée, c’est seulement cet été au détour d’une échographie révélant une possible atteinte digestive et de la paroi rectale, que j’ai découvert cette réalité. Pourquoi je ne le savais pas plus tôt ? Peut être parce qu’il n’est pas facile de dévoiler son intimité, peut être parce que même malade, on reste pudique et même sur son blog.

Dans ce doc, l’actrice Julie Gayet qui s’est investie dans la reconnaissance de la maladie, demande aux femmes malades de se faire connaître afin de faire évoluer les consciences. Ce matin, j’ai donc écrit à ma médecine du travail pour savoir si je pouvais monter avec eux une opération d’information-prévention par rapport à l’endometriose. Sachant qu’on doit être environ 400 femmes sur mon lieu de travail, je me suis dit que 40 étaient succeptibles d’être touchées. J’ai envoyé cette bouteille à la mer pour tenter de faire bouger des lignes et apporter mes connaissances sur la maladie.

Le documentaire sur l’endometriose de Laetitia Millot a eu l’intérêt d’être diffusé sur une chaîne de grande écoute. Le lendemain des collègues m’en ont parlé, sont venues discuter avec moi. J’ai trouvé que c’était une belle avancée. Une maladie de l’ombre est vraiment mise en lumière et la chaîne a tout de même déprogrammé sa série policière et dixit la presse média « bousculé ses programmes ».

On parle souvent de l’endometriose sous l’angle de la fertilité, moins sur le plan des douleurs mais ça commence. Comme le disent d’autres blogueuses il faudrait maintenant faire reconnaître les situations d’ handicap, de conséquences telles que la précarité financière et sociale, trouver ses origines, des traitements mais réjouissons nous déjà de cette médiatisation.

Sur ce, je finis ma mousse au chocolat faite maison (parce que je ne sais pas trop si j’aurais de l’appétit la semaine prochaine), je boucle mon travail et récupère à la pharmacie, bétadine rouge et bas de contention et en route vers mon opération.

Scalpel et bistouri

Au mois de mai, c’est scalpel et bistouri pour tenter fourchette et bikini cet été (ou pas). Je me fais opérer de l’endométriose. C’est ma 2 ième opération, la première était en 2008, la seconde 10 après. Je pense que je n’en aurais pas une troisième car je semble déjà en pré ménopause avec un taux d’AMH bas, signe d’une réserve ovarienne faible. On pourra dire que mes années de fertilité ont été très courtes, à savoir si elles ont réellement existées ou pas. L’endométriose a fait beaucoup de dégâts.

A l’été dernier je n’avais pas prêté attention à mon résultat d’échographie pelvienne pourtant était notée une possible atteinte digestive et même plus. Le spécialiste de l’endométriose nouvellement consulté en février m’avait alertée sur la progression de la maladie. J’étais sortie de sa consultation avec une ordonnance pour une IRM, en plus de l’hystérosalpingographie et d’une prise de sang complète demandée avant d’envisager le dernier transfert de la FIV avec don.

Finalement l’IRM a infirmé cette complication. Le tube digestif n’est pas infiltré par l’endométriose. Elle se cantonne « juste » au mêmes organes qu’avant : ovaire restant, péritoine, cul de sac de douglas, trompe, utérus sur sa partie extérieure et la base des ligaments utéro sacrés. Pour le spécialiste, l’opération peut donc enlever les masses d’endométriose (au nombre de deux elles mesurent la taille d’un citron jaune), les adhérences entre les organes, de façon à limiter l’aspect inflammatoire et apporter de la mobilité à tout mon bas ventre. Normalement, je ne perdrais pas mon dernier ovaire. Il connaît l’enjeu de le garder et va utiliser une vaporisation d’énergie plasma, l’une des nouvelles techniques permettant de conserver les organes tout en enlevant les cellules endométriosiques.

Après 2 jours d’hospitalisation, 3 semaines d’arrêt maladie sont à prévoir dont 15 jours sans port de charges. Et là, grande question, comment fait-on pour gérer la vie quotidienne et notamment un petit bout d’choux de moins de 2 ans? C’est ce que j’ai à prévoir mentalement. La journée, le petit chaton est en crèche mais le matin, le soir, le mercredi, il est avec nous/moi. Bien sûr il a son papa, bien sûr je pourrais un peu solliciter ma maman mais rien que les changes et les transfert je vais être incapable de  les effectuer. Sachant que dans une journée type de semaine, on change 3 fois les couches, que je ne pourrais ni l’installer sur sa table à langer en hauteur ni sur un lit car il mettra toute ses forces pour en partir, cela fait quelques équations logistiques à résoudre à court terme.

A la recherche d’aides extérieures, j’ai pensé à solliciter ma mutuelle en post hospitalisation. On m’a aussi donné l’idée de contacter la CAF et voir s’il est possible de bénéficier d’heures d’aide à domicile, auxiliaire de puériculture. Si vous avez des expériences similaires ou des idées, je suis preneuse. Ce ne sont pas les tâches ménagères qui m’inquiètent mais vraiment les soins d’hygiène dont a besoin le petit chaton et ses transferts d’un endroit à un autre.

L’opération est aussi programmée afin de donner le plus de chances au dernier embryon. On pourra dire que pour tenter d’avoir un enfant biologique on aura presque tout fait : des médecines douces (peut être de l’acupuncture cet été), de l’ostéopathie par voie externe et autre, des traitements lights, d’autres lourds notamment le protocole matricelab. Il y aura eu des transferts d’embryons issus de nous puis d’une FIV avec don d’ovocytes. On aura testé tous modes de présentation : frais, congelés, vitrifiés.

L’endométriose m’a enlevé ma fertilité, l’adoption m’a apporté la maternité. Je savoure cela tous les jours et je suis encore émue en me remémorant nos premiers instants tous les 3. Attentive à la parentalité dite positive, je vous rassure je n’arrive pas à garder patience en toute occasion. Il est mignon le petit chaton mais il a aussi son caractère et la gestion des frustrations (il paraît que c’est de son âge) va être un long apprentissage. A la fin de ce parcours de PMA, je n’ai aucun regret. Il est là notre enfant.

Collection des attrapes chouettes de printemps

Dimanche dernier entre la sieste et la sortie pour tenter de jouer au foot que le petit chaton a transformé par un ballon prisonnier, je me suis attelée à réfléchir à de nouveaux modèles d’attrapes chouette.

Voici au fil de la semaine ma petite collection capsule « Nude » de mes nouveaux attrapes chouettes (qui je le rappelle sont des modèles déposés d’où leur reproduction interdite).

Colliers 2018-001

Je prendrais le temps de vous conter l’origine de cette création qui est très en lien avec notre parcours vers la parentalité.

Endométriose , 1 sur 10

Mars, mois de lutte contre l’endométriose, sensibilisation du grand public à notre maladie.
Je suis assez effarée de constater que l’endométriose touche autant de jeunes filles et femmes. Dans mon entourage je connais 7 femmes ayant eu la malchance d’être affectées par cette maladie et elles ne sont pas de ma famille.
Aujourd’hui (je pense qu’il s’agit des chiffres français), l’ENDOMETRIOSE touche 1 femme sur 10. On ne peut pas rester indifférent face à un tel score.
Le week-end du 23/24 mars a lieu à Paris la 5ième édition de l’Endomarch, marche mondiale contre l’endométriose. Impossible pour moi d’y aller, c’est un week-end où j’ai à gérer seule le petit chaton mais je compte bien me mobiliser.
Sur FB, pour les filles de ma région a lieu une campagne de photos avec noté « 1 sur 10 ». J’y ai participé visage découvert (pour le blog, snapchat m’a permis de me cacher par de superbes lunettes de soleil) et j’ai fait tourner mon post en mode « public ». 22 partages effectifs, c’est un début.
L’endométriose dixit ma gynéco est « une maladie sournoise, qui peut rester stable longtemps et tout d’un coup progresser très vite ».
En 2008, première opération de l’endométriose pour moi et à la clef un ovaire en moins.
En 2017, mon échographie réalisée afin de vérifier les conditions d’accueil d’un futur embryon, révélait une possible atteinte digestive avec infiltration de la première membrane du tube digestif voir de la paroi rectale. Cela était noté noir sur blanc sur le compte rendu mais, trop occupée à faire face à la découverte d’une boule au sein (qui n’est pas inquiétante mais reste sous surveillance) et d’un petit souci au cœur (gênant mais sans gravité), je n’y avais pas prêté attention.
Début février 2018, suite à notre 10 ième échec de transfert d’embryon, le 4ième issu de la FIV avec don d’ovocyte, de colère « contenue », je suis allée consulter un ponte de l’endométriose. Il m’a fait prendre conscience que l’endométriose avait sûrement progressé et qu’il fallait envisager une intervention au niveau digestif. « Petite douche froide » car à la base je le consultais pour tenter d’augmenter par un moyen quelconque, les chances de nidation de notre dernier embryon congelé. Je ne le consultais pas pour autre chose.
Finalement, après passage par la case IRM pelvienne, les résultats sont moins pires que prévus. Il n’y a pas d’atteinte digestive mais un gros kyste au niveau de l’ovaire et un nodule important derrière l’utérus (au niveau du torus et du cul de sac de douglas si ça vous parle). Actif, il infiltre la base des ligaments utéro sacrés et ensuite créé des adhérences de tout le côté gauche. Utérus, ovaire, trompe et péritoine sont bien collés entre eux. Les deux masses font chacune la taille d’un citron jaune mais ne me font pas mal. Mon endométriose semble finalement rester assez stable depuis 2011. Je revois le chirurgien début avril pour savoir les suites à donner. Le radiologue n’a pas affirmé qu’il n’y aurait pas d’opération mais que si c’était le cas, elle serait moins lourde que celle imaginée. Pour moi c’est un réel soulagement.
Je le sais, j’ai jusqu’à présent de la chance avec cette maladie. Elle m’a enlevé ma fertilité mais pour le moment elle me laisse ma santé. Ce n’est pas le cas de toutes les filles alors il faut nous faire entendre. Les lésions d’endométriose attaquent le système génital puis dans des cas pas si rares, la partie digestive, la vessie. Elle provoque des douleurs qui plient en 4, empêchent certains jours d’aller travailler, de sortir de chez soi. Bouillotte, prise d’antalgiques de plus en plus forts, passage aux urgences, sont le quotidien des femmes atteintes d’endométriose. Parfois, heureusement là c’est rare, la maladie se transporte jusqu’au diaphragme, on parle d’endométriose pulmonaire.
Les dégâts internes peuvent être énormes. C’est un handicap invisible mais selon la gravité des atteintes, leurs localisations et leur récurrence, la maladie donne lieu à des demandes de prise en charge auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) en vue d’une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé ou de la sécurité sociale au titre d’une ALD (Affection Longue Durée).
Pour le moment, on ne sait pas les origines de l’endométriose, certains facteurs sont juste énoncés. Je n’en remplis aucun à part peut être la proximité avec des perturbateurs endocriniens voir des pesticides puisque mon département de naissance est un haut lieu de viticulture non bio.
Pour le moment, on ne sait pas non plus soigner cette maladie. Quand elle prend de l’ampleur, on intervient par la prise de pilules en continue, des piqûres de ménopause artificielle et aussi des chirurgies essayant d’être le plus conservatrice possibles. Les résultats ne sont pas magiques, ça peut revenir plus ou moins rapidement et la convalescence n’est pas de tout repos.
Il y a des réussites, des bonheurs, des naissances pour certaines mais aussi des ventre vides, des utérus retirés et d’importantes souffrances pour d’autres.
Le mois de mars est celui de la lutte contre l’endométriose. La campagne nationale est lancée. Faites tourner mon billet pour continuer à faire sortir cette maladie de l’ombre. Pour nous, pour les générations de femmes et filles à venir, il faut que la recherche avance.