Best off des dernières phrases entendues récemment (adoption)

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Comme je ne dis pas son prénom je vais appeler mon fils par « le petit chaton » mais bien entendu, les personnes s’adressent à lui par son prénom, celui que nous lui avons choisi il y a quasiment deux ans.

Première personne : « Ce n’est pas toi qui a été enceinte et qui a accouché du coup ça te fais pas bizarre ? T’arrives à te dire que c’est ton enfant ? Est ce que tu penses que ça ferait une différence si … Si c’était mon enfant biologique… (Je complète les phrases). Jai répondu que le Petit chaton était mon petit garçon sans aucun doute et que je ressentais rien d’autre que cela, que j’étais sa maman tout simplement. J’ai aussi ajouté que je m’en fichais éperdument de ne pas avoir été enceinte. C’était une jeune femme qui sûrement se posait des questions sur la maternité, c’était comment dire.. une question « naïve » dans le sens de sans arrière pensée.

Deuxième personne : « Le petit chaton pour toi c’est comme ton fils ? » Secondes de flottement  chez moi et une réponse évidente « Le petit chaton, c’est mon fils » (La virgule a son importance pour affirmer cette phrase et j’ai bien insisté sur le « C’est »)

Troisième personne (c’était cette semaine) : J’étais en train de donner à manger au petit chaton, on était mercredi midi et j’avais rendez-vous avec un réparateur pour mon sèche linge. Apparemment magicien, car toutes les personnes qu’il avait vu le matin avaient finalement leur appareil en fonctionnement sans qu’il fasse quelque chose (ce qui a été aussi mon cas!) mais alors il n’était pas médium pour autant. En arrivant dans le séjour il me dit : « Ha vous êtes nounou ! » Alors celle-ci elle était bien bonne. Digne du film « Il a déjà tes yeux » où la maman adoptive physiquement différente de son garçon est confondue par la pédiatre. Quand même un mercredi, chez un particulier, quand il y a une femme qui s’occupe d’un enfant c’est plus souvent sa maman non ? S’il y avait eu mon mari blond aux yeux bleus j’aurais peut être plus compris mais là ça m’a étonnée. Peut être que c’était en lien avec l’état de ma maison (c’est à dire une maison où le sol était décoré de livres enfants éparpillés, de poupées, de biberons, playmobil 123, un petit établi … en somme une maison d’enfant le mercredi). Peut être que c’était par déformation professionnelle puisqu’il m’a ensuite dit que sa femme était nounou mais qu’il ait pensé que le petit chaton était celui d’une autre car il ne me ressemblait pas alors qu’on était chez nous ça m’a fait tiquer. Le cerveau a des raisonnements un peu trop simples parfois. Il y a des remarques qui font sourire ou étonnent quand on est maman et que son enfant ne nous ressemble pas forcément, qu’on l’ait porté ou adopté.

Enfin, à deux 2 ans passés, on sait qu’on a largement mis notre patte dans ce qu’il est. En ce moment il est dans l’imitation, c’est rigolo et mignon. Il aime chanter comme moi (et alors depuis la semaine dernière qu’on a tous les deux suivis un atelier sur les chansons gestuelles, je suis à fond et il commence à dire les mots associés aux gestes. D’ici une semaine on devrait arriver à la première chanson en entier). Il se love dans un plaid le soir tout comme moi (mais il y prend son biberon). Du côté de son papa, il l’attend avec hâte tous les soirs parce qu’il rentre plus tard mais le matin j’ai deux cro-magnons à la maison qui font chacun la même « chorégraphie » pour sauter sur notre lit et faire « la bagarre ».

2 ans c’est beaucoup de changements. De bébé il devient un petit garçon. Il a un sacré caractère qui nous fait réfléchir à nos réponses éducatives et à nous remettre en question régulièrement mais il est trognon aussi. Cette semaine il nous a appelé « Papa » et « Maman » en y ajoutant nos prénoms. Je ne savais même pas qu’il connaissait le mien et qu’il arriverait à le prononcer. Alors même si physiquement on peut étonner on est notre famille.

(photos des étés 2017 et 2018).

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Les petites graines qui ne germent pas

Nous essuyons notre 11 ieme échec de pma. Notre dernier embryon s’est décongelé, à été transféré mais il n’a pas grandi au creux de moi. Comme les 10 précédents, il n’a pas trouvé une terre fertile pour s’implanter. Je ne suis sûrement pas de celles qui peuvent être enceinte et pourtant … Ce petit dernier je l’ai dorloté.

Cette fois après le transfert j’ai pris du spasfon dès qu’un tiraillement apparaissait histoire d’éviter les contractions de l’utérus. Comme indiqué par le centre fiv je n’ai fait aucune activité physique durant 4 jours. Pour changer des 8 autres tentatives, j’ai tenté l’aspect naturel en enrichissant mon alimentation en vitamines E (déjà présente dans mon protocole médicamenteux). Huile d’avocat, de colza, sardines, graines de tournesol ont été mes alliées depuis un mois et demie. Ma chasse aux perturbateurs endocriniens est désormais un mode de vie tant dans les cosmétiques que dans mon jardin en permaculture et pourtant … La dernière graine ne s’est pas pour autant accrochée.

Niveau médication, mon protocole contenait 15 médicaments en lien avec le protocole Matricelab qui en 2013 révélait qu’au naturel, mon utérus avait une possible action toxique et de rejet lié une sur activité immunitaire. J’ai englouti beaucoup de progestérone, des anti-oxydants, de la cortisone, de l’acide folique, des œstrogènes et de l’aspirine. Pour tenter le tout pour le tout, j’ai respecté des prises à heures régulières. A 7h30, 13h et 19h30,  « l’alarme clairon » de mon téléphone nous mettait l’ambiance et pourtant … Niveau fertilité, je suis un peu un arbre sans fruit (nom du titre d’un documentaire sur l’infertilité en Afrique).

J’ai fait (et nous avons fait) plein de choses pour tenter que je sois enceinte : des fiv, des fiv avec don d’ovocytes, des transferts ensuite sous protocole personnalisé matricelab, de l’ostéopathie par voie interne et externe, plein de visualisations, de moments de méditation. J’ai essayé de vivre normalement, d’oublier l’enjeu ou bien de m’investir en parlant à l’embryon, en programmant la date de ma première échographie, et pourtant … Aucune deuxième ligne n’est jamais apparu sur un test de grossesse.

Dans les décisions les plus impactantes, je me suis faite opérer de l’endometriose il y a quelque mois et pourtant …

Les petites graines ne germent pas. 

Je suis plutôt habituée à ces résultats négatifs mais tout de même l’ accumulation chiffrée est là. 9 transferts, 11 embryons de 2 ou 3 jours implantés et aucune accroche. Pour relayer les infos sur les ratios réussite /échec, nous sommes ce couple sur 4 qui sort de la pma sans enfant. Jeudi, j’étais un peu triste de ce deuxième enfant qui n’arrivera sûrement (ou peut être ) jamais. Pour faire passer la pilule, j’ai tout cuisiné à base d’alcool. Le Man’ a dit on va pas prendre le champagne (sous entendu pour fêter ça). J’ai répondu « Si justement, j’ai plus besoin de faire attention, mais on se fait plutôt des mojitos ». Vendredi, j’y pensais encore mais en regardant les deux hommes de ma maison je me disais que notre bonheur était déjà là avec un quotidien bien heureux. Samedi, j’ai découvert que j’avais pris 3 kg en un mois et demie de prise de médicament. Mon ventre ressemble à une bonbonne en verre soufflé! Boostée par les hormones, les kilos ou peut être la rétention d’eau se sont fait plaisir. Du coup, je me suis demandée si j’allais encore poursuivre ou pas la pma. Une deuxième fiv avec don pourrait se faire mais cette fois il faut ouvrir son porte monnaie car nous avons bénéficié (en 10 ans) des 4 Fiv avec transferts remboursés par la sécurité sociale.  Faut-il croire que la prochaine tentative serait la bonne …

Si les petites grainent ne germent pas faut-il encore espérer qu’un fruit pousse un jour?

Mon été en bijoux

Mon été en bijoux,

Beaucoup de boucles d’oreille en origami et un peu d' »Attrapes Chouettes ». Des vacances à la campagne où j’ai pris du temps pour moi, du temps pour réfléchir à de nouvelles créations.

Pas mal de doré et même « Du doré du doré oui mais du plaqué or » travaillé, des matières « nobles » pour que la fantaisie dure un peu plus longtemps.

Collection 2018-001

Les créations viennent toutes de mon imaginaire mis à part les boucles d’oreille de forme octogonale (création du site la Perlerie. fr)

Suite de l’opération de l’endometriose

Je suis très satisfaite de mon opération. Avant où après je ne ressens pas de douleur seulement, je sais qu’il y a eu du boulot de réalisé pour limiter la maladie et ses récidives.

Au premier abord, je me suis sentie en forme très rapidement. Je me suis même mise à jardiner. Enlever les mauvaises herbes m’a pas mal occupée durant ma convalescence. Et bien il faut éviter de trop bouger la première semaine et celle d’après ! Les anti douleurs c’est bien mais ça ne fait pas tout. Il a fallu que je me résigne à faire canapé-lit et lit- canapé car dans l’ après « petit effort », mon corps m’a rappelé qu’il avait quand même été bousculé.

En me bougeant un peu trop, j’ai fait apparaître au bout de 6 jours de sacrés hématomes sur tout mon bas ventre. Un matin, je me suis réveillée le ventre très sensible et quelle n’a pas été ma surprise en voyant mon reflet dans le miroir! Je n’avais pas du tout imaginé cet aspect. Je ne me suis pas inquiétée puisque j’avais totalement confiance en mon chirurgien mais je me suis jetée sur les doses d Arnica. La grande zone bleutée qui allait d’une hanche à l’autre en s’étalant plus largement au niveau pelvien, s’est essentiellement résorbée au bout de 10 jours. Le tour de mon nombril a fait de la résistance. Peut être à t’il été plus sujet au passage des outils de chirurgie. Les douleurs étaient résiduelles mais pas fortes (il faut quand même que je rassure les futures candidates à l’opération), de l’ordre de 2 sur 10 sur les deux premières semaines et ensuite selon les efforts. Cela faisant l’équivalent de fortes courbatures. Côté fonctionnel, ma vessie a été un peu capricieuse, le système urinaire ayant été impacté. Les douleurs lors de sa mise en route se sont finalement atténuées et étaient en lien avec la cicatrice interne de la coelio.

J’ai repris le travail au bout de 5 semaines et je pense que 6 auraient été plus adaptées. Reprendre un rythme de vie demande des étapes et de l’acclimatation. La localisation des hématomes ainsi que les points m’ont empêché de conduire. A 3 semaines post op j’ai tenté un petit trajet en voiture puisque ma reprise devait se faire mais c’était compliqué de tourner la tête et le corps sans douleur. Cela m’a demandé énormément de concentration et occasionné de la fatigue sur une action pourtant habituelle. J’ai été prolongée d’autant qu’au toucher médical il y avait des endroits sensibles partout, les points de suture non résorbés et les douleurs en vidant ma vessie. À 5 semaines post op j’ai eu du mal à supporter les vibrations générées par mon trajet en bus domicile- travail. J’ai pleuré de douleur à chaque imperfection de la route. J’ai banni ce moyen de transport pour me rabattre sur le tramway beaucoup plus doux. Le chir vu en post op m’a expliqué que cela était logique et qu’avec les trocarts, il avait provoqué l’équivalent de plusieurs élongations, que le temps de récupération était de l’ordre de 6 à 8 semaines. En rapportant ces propos à mon mari, j’étais quand même « pas peu fière » d’avoir physiquement bien supporté tout cela.

Alors j’ai eu de la chance d’avoir été aidée. Pour m’occuper de mon petit chaton, ma maman a été présente tous les soirs et les mercredis durant 2 semaines et demie. Il a bien compris que j’avais des bobos et que je ne pouvais pas le porter sur ce laps de temps. Au retour de l’hôpital il voulait que je le prenne dans les bras. Le Man’ l’a approché et il m’a serrée fort le cou en disant « maman, maman ». C’était un peu déchirant sur le moment mais on a bien trouvé des moyens pour se câliner et ne pas trop pâtir de la situation. J’ai même réussi à le changer toute seule pour cas de force majeure , en passant les bras entre son lit à barreaux puisque je ne pouvais pas le soulever. On s’en est félicité tous les deux avec un « check » avec le poing! On a quand même assuré ce soir là.

Les taches ménagères je les ai laissées à l’aide ménagère rémunérée par ma mutuelle et pour lesquelles je me suis battue durant 2 semaines car rien ne se passait. J’ai réussi à obtenir 10 des 12 heures qui m’avaient été promises… Le Man’ a dit : je ne pensais pas avoir autant de polos et de chemises ! On a persévéré pour faire valoir nos droits et c’est sur que ça a bien soutenu notre quotidien. La pile de linge perçoit encore cet effet bénéfique.

Malgré une opération de l’endometriose qui a touché plusieurs organes, les suites opératoires se sont bien passées. J’avais imaginé des douleurs plus intenses. Je crois qu’il faut écouter son corps et y aller par petits pas, progressivement pour récupérer et donner le plus de chance à la réussite de l’opération. 2 mois post op j’ai marché toute la journée lors de randos (sans dénivelé), chargée de sacs (sac à langer, sac à dos), le chaton dans sa poussette et tout s’est bien passé, rien à signaler. Il me reste de cette opération, mais elles sont fines et très discrètes, 3 minis cicatrices sur le bas ventre (elles font moins d’un centimètre) et une cicatrice au niveau du creux du nombril. Vu le geste et l’entendue des lésions qu’il y avait à traiter, cela passe désormais inaperçu. La seule précaution à prendre est d’ordre esthétique: ne pas exposer les cicatrices au soleil et aller à la plage en maillot une pièce.

Pour donner une vraie vision de cette opération, je donne des détails peut être intimes mais le but est de faire connaitre la réalité de la maladie et de ma chirurgie .

J’ai aussi mis en ligne les photos de mon ventre pour apporter mon témoignage à travers des images . L’accès est protégé et dans le post suivant. Je crois qu’il faut me demander un mot de passe.

Atelier créations de bijoux pour la fête des mères avec des petits gars

Challenge à relever, créer un collier, un bracelet et des boucles d’oreille avec des enfants de 3 et 6 ans en 1h30 …

Alors voilà ce que j’ai proposé :

  • De l’enfilage de perles sur une base de boucle d’oreille moderne . Des perles noires avec de gros trous (j’ai évité les quelques mm des miyukis), un pompon et une pampille. Tout est tombé une fois je crois mais c’était facile de recommencer.

atlier pour gégé 2

  • Un jeu de « Je passe dessus, tu passes dessous » pour créer un bracelet tressé. On a réussi à ne pas faire de nœuds mais ça commençait à devenir long. La concentration avait été importante pour créer les boucles d’oreille…

atelier pour gégé 1

  • Et puis c’est finalement le papa électricien qui a manié les pinces pour finaliser le collier : Bloquer le ruban de liberty et positionner les pompons. Je m’étais appliquée à réaliser au préalable le cœur du pendentif.

Voilà ce qui a été réalisé à 8 mains :

Collection 20183

Le petit chaton jouait lui avec le mètre ruban et au bout de trois quart d’ heure, les 3 petits gars ont tous préféré partir dans leurs aventures d’enfants (le garage, les petites voitures, les porteurs).

Adoption : les droits de l’arrivée de son enfant jusqu’au jugement d’adoption plénière

Après avoir géré la gastro familiale dans les tous premiers jours à la maison (j’écris en différé c’était en 2016), nous avons dû nous engager dans plein de démarches administratives avec plus ou moins de compréhension de la part des interlocuteurs. Le service adoption qui nous a vraiment bien accompagné après notre agrément n’était pas entièrement calé sur le sujet. C’est le réseau de parents adoptifs qui nous a bien aiguillé ainsi que des recherches sur Internet. Il y a des moments où il a fallu taper fort sur la table pour se faire entendre (c’est bien sûr une expression, je suis tout a fait respectueuse ).

Du côté des parents : 
Le couple qui accueille un enfant confié en vue de son adoption, a droit au congé adoption. Il est à solliciter auprès de la sécurité sociale.
Le congé adoption c’est un peu l’équivalent du congé maternité. Il peut être pour un des parents ou les deux. Lorsqu’il est divisé entre les conjoints, sa durée est de 10 semaines et 11 jours. Il y a un minimum de 11 jours à prendre par l’un des parents mais ensuite on s’organise comme l’on veut. Il peut commencer une semaine avant la date où l’enfant est confié.
Dans notre cas, mon mari qui a le plus gros salaire a pris 10 semaines et moi les 11 jours. On a débuté notre congé adoption au premier jour de la semaine d’adaptation à la pouponnière. Cette période de 2 mois et demie à 3 a été un énorme bonheur. Quand je regarde les photos de cette fin d’année 2016, mon Man’ a les yeux qui pétillent, on est dans cette phase de rencontre et de découverte mutuelle. Nous transparaissons comme des parents émus, heureux et qui savourent. Le petit chaton lui est beaucoup moins expressif qu’aujourd’hui mais nos photos rappellent ces échanges de regards si puissants, purs et savoureux.2017-02-16 18-35-00

J’ai ensuite enchaîné sur un congé parental. Par le plus grand des hasard, j‘avais prévenu mon employeur un an pile avant l’Appel mais dans la loi c’est deux mois avant par lettre en recommandé. Autant prendre les devants pour ne pas être surpris. Cette fois, c’est la CAF qu’il faut contacter (ou la MSA pour les personnes relevant du régime agricole ?).
Parents d’enfants confiés en vue de leur adoption, on tient compte de notre situation particulière. Le congé parental va jusqu’à 12 mois après l’arrivée de l’enfant ou après la fin du congé adoption contre 6 dans le cadre d’une naissance (pour un 1er enfant). Il peut être total ou à temps partiel.
On l’a su en décalé alors fan du petit chaton, j’ai allongé mon congé initial de 6 mois à temps plein avec 4 mois supplémentaires. J’avais envie de profiter de l’été, des balades au soleil, des beaux jours (l’année n’avait pas été aussi pluvieuse qu’en 2018 !) et surtout de lui ! J’ai repris mon travail à 80 % avec encore 2 mois de congé parental à temps partiel.
Au niveau du porte monnaie, la CAF m’a versé pour un congé parental à temps plein, 390 €/mois de PREPARE (Prestation Partagée d’Education de l’Enfant). A temps partiel à 80 % , le droit est de 141 €. Je m’étais renseignée, il n’y avait aucun versement pour une reprise d’activité à 90%.

Ce qui semble dépendre de la politique familiale du département, c’est ensuite l’accès ou pas à l’Allocation de Soutien Familial au titre de Tiers (versée par la CAF ou la MSA). L’allocation de Soutien Familial dans l’esprit de la loi c’est une aide versée à une personne qui s’occupe d’un enfant privé de ses parents.  Alors au premier abord ça fait bizarre de se dire qu’on peut en bénéficier car on se sent parents de notre petit mais aux yeux de la loi, avant le passage au tribunal dans le cadre du jugement d’adoption plénière, c’est bien un enfant pupille de l’état, né sous X qui nous est confié en vue de son adoption. Il a d’ailleurs son identité temporaire mais officielle c’est à dire les 3 prénoms qui lui ont été donnés à sa naissance.
On a appris cela en différé. Alors que j’avais signalé, puisque c’était le cas dans mon coeur, qu’en lien de parentalité le petit chaton était notre fils, j’ai ensuite modifier notre « dossier » pour le noter comme « enfant né sous x, pupille de l’état confié en vue de son adoption ». J’en parlerais dans un prochain article (qui j’espère ne prendra pas des mois) mais jusqu’au 6 mois après l’apparentement minimum, le suivi du service adoption se poursuit à raison d’une visite à domicile par mois. On réalise à travers cela et encore plus en lisant le rapport d’adaptation que le services sociaux envoient au juge puis la rédaction de notre part d’une « lettre de motivation argumentée et détaillée manifestant l’intérêt réel porté à notre enfant », qu’en effet, juriquement, notre petit est sous la protection du département lors de sa première année. Du coup, je me suis sentie légitime pour demander cette prestation. Elle s’arrête le mois précédant le jugement d’adoption plénière.
Le montant de l’ASF est de 110 euros par mois même un peu plus (J’ai un peu oublié).

Au regard des ressources (ce n’est pas spécifique à l’adoption) on peut ouvrir droit à l’allocation de base PAJE de 90 € et/ou/ou pas! à la prime à l’adoption .

Du côté du petit bout : 
A sa naissance, le département a protégé le petit chaton. Il avait une couverture santé complète avec la PUMA (Protection Universelle Maladie) pour les soins, les examens, bilans, médicaments dont il a bénéficié de son arrivée dans notre monde à la pouponnière. 
De suite après la semaine d’adaptation et donc le début officiel de son placement en vue d’adoption, nous avons fait une demande de rattachement auprès de notre caisse de sécurité sociale en envoyant son contrat de placement et son extrait d’acte de naissance. Ca permet d’aller en consultation avec la carte vitale d’un des parents.

Pour la partie complémentaire santé (mutuelle quoi), durant 1 an, un bébé né pupille bénéficie de la CMUC (Couverture Maladie Universelle Complémentaire). Cela permet de ne rien payer le concernant , de ne pas faire d’avance de frais.
J’avais peur au départ que cela le stigmatise, que des soignants ou pharmacies nous refusent mais cela n’a jamais été le cas.

Côté discrimination, mais ce n’est pas un droit, nous avions appris que notre mutuelle versait une jolie somme à la naissance des enfants. Naïvement, j’ai donc sollicité cette aide qui s’appelait « Prime à la naissance ». Aucune nouvelle après quelques semaines, je les ai donc contactés par téléphone. Et là, je suis tombée des nues « Je suis désolée Mme mais dans votre contrat il n’y a pas de droit car c’est une prime que pour une naissance et pas pour une adoption ». Le fait d’indiquer qu’avant tout il s’agissait de l’arrivée d’un enfant quelle qu’elle soit n’a rien changé, ni de préciser que du côté de ma boite c’était « naissance ou adoption » Elle m’a dit de contacter le Président du groupe où travaille mon mari, que lui seul pouvait influencer sur les termes du contrat. J’ai quand même hésité à « déranger » avec ma petite question de maman, le Président France de sa multinationale! A la place, j’ai donc rédigé un courrier ou plutôt un plaidoyer à destination de notre mutuelle. Je leur ai écrit le pamphlet suivant  :  « Je pense que vous jouez sur les mots concernant le contenu de notre contrat, puisqu’il paraît discriminatoire de faire la différence entre un bébé né sous X et adopté et un enfant né dans sa famille dite « naturelle ». Mon travail, mon comité d’entreprise n’ont fait aucune différence sur cela. Je ne comprendrais pas que ce soit le cas de votre côté. En effet, cette prime est censée concerner l’arrivée d’un enfant au foyer de ses parents. Après son jugement d’adoption plénière comme tout enfant, notre fils va figurer sur notre livret de famille avec notre filiation.
J’ai fini avec la petite formule de politesse : « Je vous remercie de l’attention portée à notre situation peut être atypique mais relevant tout simplement de l’arrivée d’un enfant, d’un bébé au sein de sa famille ». Et bim, deux semaines après on avait l’argent sur notre compte.

Cet article se veut être une source d’information pour les parents adoptants ou ayant juste adoptés. Les informations de notre département étaient partielles alors je me dis que ça peut aider. Ca peut aussi être complété par vos expériences ou témoignages. A suivre donc …