Mon été en bijoux

Mon été en bijoux,

Beaucoup de boucles d’oreille en origami et un peu d' »Attrapes Chouettes ». Des vacances à la campagne où j’ai pris du temps pour moi, du temps pour réfléchir à de nouvelles créations.

Pas mal de doré et même « Du doré du doré oui mais du plaqué or » travaillé, des matières « nobles » pour que la fantaisie dure un peu plus longtemps.

Collection 2018-001

Les créations viennent toutes de mon imaginaire mis à part les boucles d’oreille de forme octogonale (création du site la Perlerie. fr)

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Suite de l’opération de l’endometriose

Je suis très satisfaite de mon opération. Avant où après je ne ressens pas de douleur seulement, je sais qu’il y a eu du boulot de réalisé pour limiter la maladie et ses récidives.

Au premier abord, je me suis sentie en forme très rapidement. Je me suis même mise à jardiner. Enlever les mauvaises herbes m’a pas mal occupée durant ma convalescence. Et bien il faut éviter de trop bouger la première semaine et celle d’après ! Les anti douleurs c’est bien mais ça ne fait pas tout. Il a fallu que je me résigne à faire canapé-lit et lit- canapé car dans l’ après « petit effort », mon corps m’a rappelé qu’il avait quand même été bousculé.

En me bougeant un peu trop, j’ai fait apparaître au bout de 6 jours de sacrés hématomes sur tout mon bas ventre. Un matin, je me suis réveillée le ventre très sensible et quelle n’a pas été ma surprise en voyant mon reflet dans le miroir! Je n’avais pas du tout imaginé cet aspect. Je ne me suis pas inquiétée puisque j’avais totalement confiance en mon chirurgien mais je me suis jetée sur les doses d Arnica. La grande zone bleutée qui allait d’une hanche à l’autre en s’étalant plus largement au niveau pelvien, s’est essentiellement résorbée au bout de 10 jours. Le tour de mon nombril a fait de la résistance. Peut être à t’il été plus sujet au passage des outils de chirurgie. Les douleurs étaient résiduelles mais pas fortes (il faut quand même que je rassure les futures candidates à l’opération), de l’ordre de 2 sur 10 sur les deux premières semaines et ensuite selon les efforts. Cela faisant l’équivalent de fortes courbatures. Côté fonctionnel, ma vessie a été un peu capricieuse, le système urinaire ayant été impacté. Les douleurs lors de sa mise en route se sont finalement atténuées et étaient en lien avec la cicatrice interne de la coelio.

J’ai repris le travail au bout de 5 semaines et je pense que 6 auraient été plus adaptées. Reprendre un rythme de vie demande des étapes et de l’acclimatation. La localisation des hématomes ainsi que les points m’ont empêché de conduire. A 3 semaines post op j’ai tenté un petit trajet en voiture puisque ma reprise devait se faire mais c’était compliqué de tourner la tête et le corps sans douleur. Cela m’a demandé énormément de concentration et occasionné de la fatigue sur une action pourtant habituelle. J’ai été prolongée d’autant qu’au toucher médical il y avait des endroits sensibles partout, les points de suture non résorbés et les douleurs en vidant ma vessie. À 5 semaines post op j’ai eu du mal à supporter les vibrations générées par mon trajet en bus domicile- travail. J’ai pleuré de douleur à chaque imperfection de la route. J’ai banni ce moyen de transport pour me rabattre sur le tramway beaucoup plus doux. Le chir vu en post op m’a expliqué que cela était logique et qu’avec les trocarts, il avait provoqué l’équivalent de plusieurs élongations, que le temps de récupération était de l’ordre de 6 à 8 semaines. En rapportant ces propos à mon mari, j’étais quand même « pas peu fière » d’avoir physiquement bien supporté tout cela.

Alors j’ai eu de la chance d’avoir été aidée. Pour m’occuper de mon petit chaton, ma maman a été présente tous les soirs et les mercredis durant 2 semaines et demie. Il a bien compris que j’avais des bobos et que je ne pouvais pas le porter sur ce laps de temps. Au retour de l’hôpital il voulait que je le prenne dans les bras. Le Man’ l’a approché et il m’a serrée fort le cou en disant « maman, maman ». C’était un peu déchirant sur le moment mais on a bien trouvé des moyens pour se câliner et ne pas trop pâtir de la situation. J’ai même réussi à le changer toute seule pour cas de force majeure , en passant les bras entre son lit à barreaux puisque je ne pouvais pas le soulever. On s’en est félicité tous les deux avec un « check » avec le poing! On a quand même assuré ce soir là.

Les taches ménagères je les ai laissées à l’aide ménagère rémunérée par ma mutuelle et pour lesquelles je me suis battue durant 2 semaines car rien ne se passait. J’ai réussi à obtenir 10 des 12 heures qui m’avaient été promises… Le Man’ a dit : je ne pensais pas avoir autant de polos et de chemises ! On a persévéré pour faire valoir nos droits et c’est sur que ça a bien soutenu notre quotidien. La pile de linge perçoit encore cet effet bénéfique.

Malgré une opération de l’endometriose qui a touché plusieurs organes, les suites opératoires se sont bien passées. J’avais imaginé des douleurs plus intenses. Je crois qu’il faut écouter son corps et y aller par petits pas, progressivement pour récupérer et donner le plus de chance à la réussite de l’opération. 2 mois post op j’ai marché toute la journée lors de randos (sans dénivelé), chargée de sacs (sac à langer, sac à dos), le chaton dans sa poussette et tout s’est bien passé, rien à signaler. Il me reste de cette opération, mais elles sont fines et très discrètes, 3 minis cicatrices sur le bas ventre (elles font moins d’un centimètre) et une cicatrice au niveau du creux du nombril. Vu le geste et l’entendue des lésions qu’il y avait à traiter, cela passe désormais inaperçu. La seule précaution à prendre est d’ordre esthétique: ne pas exposer les cicatrices au soleil et aller à la plage en maillot une pièce.

Pour donner une vraie vision de cette opération, je donne des détails peut être intimes mais le but est de faire connaitre la réalité de la maladie et de ma chirurgie .

J’ai aussi mis en ligne les photos de mon ventre pour apporter mon témoignage à travers des images . L’accès est protégé et dans le post suivant. Je crois qu’il faut me demander un mot de passe.

Atelier créations de bijoux pour la fête des mères avec des petits gars

Challenge à relever, créer un collier, un bracelet et des boucles d’oreille avec des enfants de 3 et 6 ans en 1h30 …

Alors voilà ce que j’ai proposé :

  • De l’enfilage de perles sur une base de boucle d’oreille moderne . Des perles noires avec de gros trous (j’ai évité les quelques mm des miyukis), un pompon et une pampille. Tout est tombé une fois je crois mais c’était facile de recommencer.

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  • Un jeu de « Je passe dessus, tu passes dessous » pour créer un bracelet tressé. On a réussi à ne pas faire de nœuds mais ça commençait à devenir long. La concentration avait été importante pour créer les boucles d’oreille…

atelier pour gégé 1

  • Et puis c’est finalement le papa électricien qui a manié les pinces pour finaliser le collier : Bloquer le ruban de liberty et positionner les pompons. Je m’étais appliquée à réaliser au préalable le cœur du pendentif.

Voilà ce qui a été réalisé à 8 mains :

Collection 20183

Le petit chaton jouait lui avec le mètre ruban et au bout de trois quart d’ heure, les 3 petits gars ont tous préféré partir dans leurs aventures d’enfants (le garage, les petites voitures, les porteurs).

Adoption : les droits de l’arrivée de son enfant jusqu’au jugement d’adoption plénière

Après avoir géré la gastro familiale dans les tous premiers jours à la maison (j’écris en différé c’était en 2016), nous avons dû nous engager dans plein de démarches administratives avec plus ou moins de compréhension de la part des interlocuteurs. Le service adoption qui nous a vraiment bien accompagné après notre agrément n’était pas entièrement calé sur le sujet. C’est le réseau de parents adoptifs qui nous a bien aiguillé ainsi que des recherches sur Internet. Il y a des moments où il a fallu taper fort sur la table pour se faire entendre (c’est bien sûr une expression, je suis tout a fait respectueuse ).

Du côté des parents : 
Le couple qui accueille un enfant confié en vue de son adoption, a droit au congé adoption. Il est à solliciter auprès de la sécurité sociale.
Le congé adoption c’est un peu l’équivalent du congé maternité. Il peut être pour un des parents ou les deux. Lorsqu’il est divisé entre les conjoints, sa durée est de 10 semaines et 11 jours. Il y a un minimum de 11 jours à prendre par l’un des parents mais ensuite on s’organise comme l’on veut. Il peut commencer une semaine avant la date où l’enfant est confié.
Dans notre cas, mon mari qui a le plus gros salaire a pris 10 semaines et moi les 11 jours. On a débuté notre congé adoption au premier jour de la semaine d’adaptation à la pouponnière. Cette période de 2 mois et demie à 3 a été un énorme bonheur. Quand je regarde les photos de cette fin d’année 2016, mon Man’ a les yeux qui pétillent, on est dans cette phase de rencontre et de découverte mutuelle. Nous transparaissons comme des parents émus, heureux et qui savourent. Le petit chaton lui est beaucoup moins expressif qu’aujourd’hui mais nos photos rappellent ces échanges de regards si puissants, purs et savoureux.2017-02-16 18-35-00

J’ai ensuite enchaîné sur un congé parental. Par le plus grand des hasard, j‘avais prévenu mon employeur un an pile avant l’Appel mais dans la loi c’est deux mois avant par lettre en recommandé. Autant prendre les devants pour ne pas être surpris. Cette fois, c’est la CAF qu’il faut contacter (ou la MSA pour les personnes relevant du régime agricole ?).
Parents d’enfants confiés en vue de leur adoption, on tient compte de notre situation particulière. Le congé parental va jusqu’à 12 mois après l’arrivée de l’enfant ou après la fin du congé adoption contre 6 dans le cadre d’une naissance (pour un 1er enfant). Il peut être total ou à temps partiel.
On l’a su en décalé alors fan du petit chaton, j’ai allongé mon congé initial de 6 mois à temps plein avec 4 mois supplémentaires. J’avais envie de profiter de l’été, des balades au soleil, des beaux jours (l’année n’avait pas été aussi pluvieuse qu’en 2018 !) et surtout de lui ! J’ai repris mon travail à 80 % avec encore 2 mois de congé parental à temps partiel.
Au niveau du porte monnaie, la CAF m’a versé pour un congé parental à temps plein, 390 €/mois de PREPARE (Prestation Partagée d’Education de l’Enfant). A temps partiel à 80 % , le droit est de 141 €. Je m’étais renseignée, il n’y avait aucun versement pour une reprise d’activité à 90%.

Ce qui semble dépendre de la politique familiale du département, c’est ensuite l’accès ou pas à l’Allocation de Soutien Familial au titre de Tiers (versée par la CAF ou la MSA). L’allocation de Soutien Familial dans l’esprit de la loi c’est une aide versée à une personne qui s’occupe d’un enfant privé de ses parents.  Alors au premier abord ça fait bizarre de se dire qu’on peut en bénéficier car on se sent parents de notre petit mais aux yeux de la loi, avant le passage au tribunal dans le cadre du jugement d’adoption plénière, c’est bien un enfant pupille de l’état, né sous X qui nous est confié en vue de son adoption. Il a d’ailleurs son identité temporaire mais officielle c’est à dire les 3 prénoms qui lui ont été donnés à sa naissance.
On a appris cela en différé. Alors que j’avais signalé, puisque c’était le cas dans mon coeur, qu’en lien de parentalité le petit chaton était notre fils, j’ai ensuite modifier notre « dossier » pour le noter comme « enfant né sous x, pupille de l’état confié en vue de son adoption ». J’en parlerais dans un prochain article (qui j’espère ne prendra pas des mois) mais jusqu’au 6 mois après l’apparentement minimum, le suivi du service adoption se poursuit à raison d’une visite à domicile par mois. On réalise à travers cela et encore plus en lisant le rapport d’adaptation que le services sociaux envoient au juge puis la rédaction de notre part d’une « lettre de motivation argumentée et détaillée manifestant l’intérêt réel porté à notre enfant », qu’en effet, juriquement, notre petit est sous la protection du département lors de sa première année. Du coup, je me suis sentie légitime pour demander cette prestation. Elle s’arrête le mois précédant le jugement d’adoption plénière.
Le montant de l’ASF est de 110 euros par mois même un peu plus (J’ai un peu oublié).

Au regard des ressources (ce n’est pas spécifique à l’adoption) on peut ouvrir droit à l’allocation de base PAJE de 90 € et/ou/ou pas! à la prime à l’adoption .

Du côté du petit bout : 
A sa naissance, le département a protégé le petit chaton. Il avait une couverture santé complète avec la PUMA (Protection Universelle Maladie) pour les soins, les examens, bilans, médicaments dont il a bénéficié de son arrivée dans notre monde à la pouponnière. 
De suite après la semaine d’adaptation et donc le début officiel de son placement en vue d’adoption, nous avons fait une demande de rattachement auprès de notre caisse de sécurité sociale en envoyant son contrat de placement et son extrait d’acte de naissance. Ca permet d’aller en consultation avec la carte vitale d’un des parents.

Pour la partie complémentaire santé (mutuelle quoi), durant 1 an, un bébé né pupille bénéficie de la CMUC (Couverture Maladie Universelle Complémentaire). Cela permet de ne rien payer le concernant , de ne pas faire d’avance de frais.
J’avais peur au départ que cela le stigmatise, que des soignants ou pharmacies nous refusent mais cela n’a jamais été le cas.

Côté discrimination, mais ce n’est pas un droit, nous avions appris que notre mutuelle versait une jolie somme à la naissance des enfants. Naïvement, j’ai donc sollicité cette aide qui s’appelait « Prime à la naissance ». Aucune nouvelle après quelques semaines, je les ai donc contactés par téléphone. Et là, je suis tombée des nues « Je suis désolée Mme mais dans votre contrat il n’y a pas de droit car c’est une prime que pour une naissance et pas pour une adoption ». Le fait d’indiquer qu’avant tout il s’agissait de l’arrivée d’un enfant quelle qu’elle soit n’a rien changé, ni de préciser que du côté de ma boite c’était « naissance ou adoption » Elle m’a dit de contacter le Président du groupe où travaille mon mari, que lui seul pouvait influencer sur les termes du contrat. J’ai quand même hésité à « déranger » avec ma petite question de maman, le Président France de sa multinationale! A la place, j’ai donc rédigé un courrier ou plutôt un plaidoyer à destination de notre mutuelle. Je leur ai écrit le pamphlet suivant  :  « Je pense que vous jouez sur les mots concernant le contenu de notre contrat, puisqu’il paraît discriminatoire de faire la différence entre un bébé né sous X et adopté et un enfant né dans sa famille dite « naturelle ». Mon travail, mon comité d’entreprise n’ont fait aucune différence sur cela. Je ne comprendrais pas que ce soit le cas de votre côté. En effet, cette prime est censée concerner l’arrivée d’un enfant au foyer de ses parents. Après son jugement d’adoption plénière comme tout enfant, notre fils va figurer sur notre livret de famille avec notre filiation.
J’ai fini avec la petite formule de politesse : « Je vous remercie de l’attention portée à notre situation peut être atypique mais relevant tout simplement de l’arrivée d’un enfant, d’un bébé au sein de sa famille ». Et bim, deux semaines après on avait l’argent sur notre compte.

Cet article se veut être une source d’information pour les parents adoptants ou ayant juste adoptés. Les informations de notre département étaient partielles alors je me dis que ça peut aider. Ca peut aussi être complété par vos expériences ou témoignages. A suivre donc …

Coelioscopie de l’endométriose plus nécessaire que prévue

J’avais hésité à me faire opérer, j’avais toujours entendu qu’il valait mieux ne pas ouvrir tant que l’endométriose n’était pas douloureuse. Je crois que ce sont encore des discours erronés. La chirurgie a été plus nécessaire que prévue et j’ai bien fait d’écouter l’avis du Chir spécialiste de l’endométriose et qui créé un Pôle dans ma ville.

Je l’avais consulté sur un coup de tête après l’échec de nidation de « Flocon » notre embryon vitrifié de février. Je voulais savoir s’il y avait des choses à faire afin de favoriser une accroche après 10 échecs. Je viens de m’éviter des problèmes fonctionnels dans les mois ou les années à venir.

En plus de s’être occupée de ses lieux de prédilection : ovaire restant, les deux trompes, la partie externe de mon utérus, la membrane qui entoure l’intestin (le péritoine) et de s’être fixée en forme de kyste et de nodule, chacun de la taille d’un citron (pas vert mais jaune), l’endométriose commençait à s’en prendre à d’autres organes ou tissus.

J’écrivais en mars que l’endométriose attaquait dans des cas pas si rares le système digestif et la vessie. Je ne pensais pas être concernée par cela au regard de mes examens radiologiques plutôt rassurants. En ouvrant mon abdomen, le Chir a constaté que l’endométriose s’intéressait fortement à mon colon et mon système urinaire. Elle était accolée à mon tube digestif qui s’est pris un coup de rasoir et entourait mon uretère (conduit amenant l’urine du rein vers la vessie). Méticuleusement, le Chir est intervenu afin d’enlever les lésions mais heureusement que cela a été pris à temps!

48 heures après mon opération, je suis debout, je marche, je ne suis pas douloureuse. J’ai juste un ventre gonflé, endolori, 4 nouvelles cicatrices dont 2 avec des points mais toutes les sutures sont collées, petites et jolies. Encore une fois je me trouve chanceuse, chanceuse d’avoir consulté, chanceuse d’avoir été aiguillée vers ce praticien conseillée par Endofrance et notamment sa présidente Yasmine qui m’a indiqué lui faire entièrement confiance.

Ma voisine de couloir souffre de la même maladie. Elle est là depuis 15 jours. Je ne sais même plus si je peux dire encore cela car l’endométriose me surprend de plus en plus tant elle fait des dégâts.  « Dans des cas pas si rares en plus de s’attaquer aux organes génitaux, au péritoine, au système digestif et urinaire, l’endométriose migre parfois beaucoup plus haut, vers le système pulmonaire ». Ma voisine de couloir vient de se faire enlever un kyste d’endométriose au niveau de son diaphragme et elle a ensuite eu des complications respiratoires. Si moi j’ai eu de la chance et que je suis sur pied, à J+21 elle est toujours hospitalisée, elle est passée deux fois au bloc en 15 jours. Ses sutures du colon n’ont pas tenue, on lui a aussi posé une stomie (vous chercherez la définition) . Il est temps de rappeler que des femmes luttent et se bagarrent contre cette maladie avec acharnement, courage. C’est une maladie synonyme de souffrances parfois en continu. C’est une maladie invalidante voir handicapante.

Alors oui, arrêtons de réduire l’endométriose à une maladie touchant la fertilité, le désir d’enfant, c’est cela mais pas que. Est ce finalement une maladie si bénine au regard de toutes les atteintes et complications qu’elle engendre et qui peuvent emmener même exceptionnellement en service de réanimation?

C’est décidé l’année prochaine, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, je me mobiliserai pour faire partie de l’Endomarch. Je ne suis pas sûre d’en avoir finie dans les années à venir avec cette maladie. Nous allons tenter de transférer notre dernier embryon congelé à la rentrée, me laisser 3 mois sans pilule et si le bébé « couette miracle » (c’est quand même un challenge) n’arrive pas ce sera reprise de la pilule durant des années pour endiguer cette maladie. J’espère gagner contre elle. J’espère que la science et la recherche vont se pencher sur notre maladie pour que des jeunes filles, des jeunes femmes, de femmes, leur entourage, ne subissent pas d’aussi lourdes interventions et parfois à répétition.

Ma jeune voisine de couloir, je te souhaite un prompt rétablissement. Tu es une guerrière avec beaucoup de courage …

Bétadine, bas de contention et maillot de bain une pièce

Ma plus grande déception dans l’histoire ça va être le maillot de bain une pièce à porter cet été pour protéger du soleil les cicatrices de l’opération de l’endometriose qui aura lieu pour moi en début de semaine prochaine ! Je pense d’ailleurs que je vais me rabattre sur le maillot de piscine que j’avais au lycée si ses élastiques ne sont pas trop distendus. Le maillot une pièce c’est du temporaire, l’objectif bikini est juste repoussé à 2019.

La consultation avec l’anesthésiste a mis un petit coup de pression, en me signalant que bientôt j’allais passer du statut de jeune femme active à celui de jeune femme squattant son canapé en post op. J’ai un peu peur des douleurs même si j’essaie de ne pas y penser.

Toujours bizarre avant une opération où on ne s’est pas cassé quelque chose, où on ne souffre pas en continu, de rentrer debout en marchant et de sortir voûtée, avec son mal dans le bas ventre et le dos, ses points qui tirent.

C’est une opération plus importante qu’il y a dix ans mais elle est réalisée par l’un des pontes de l’endometriose donc je sais qu’il va jouer du scalpel tel un dentellier avec ses fils de coton ou de lin.

Vous l’avez vu le reportage de Laetitia Millot sur « devenir maman, son combat contre l’endometriose »? Mon docteur est passé à la télé ! Il commence vraiment à être connu alors je vais aller au bloc confiante. Dans ce reportage, il est question des complications éventuelles post op. Ça, j’ai volontairement zappé. Une fois la décision de l’opération prise ça sert un peu à rien de se provoquer du stress complémentaire sur ce qui pourrait arriver mais que rarement.

Dans ce documentaire, on parle de la réalité de la maladie. Ce n’est à priori pas mon cas, mais il est détaillé en quoi la maladie peut être dévastatrice et invalidante pour les femmes touchées . Je pense que c’est une des premières fois où on a entendu parler de poches, sonde urinaire, stomie, pour decrire les conséquences secondaires possibles des lésions d’ endometriose . L’actrice de « Plus belle la vie » a en effet fait témoigner des femmes sûrement plus atteintes qu’elle. De mon côté, alors que je suis adhérente d’associations sur l’endometriose et régulièrement informée, c’est seulement cet été au détour d’une échographie révélant une possible atteinte digestive et de la paroi rectale, que j’ai découvert cette réalité. Pourquoi je ne le savais pas plus tôt ? Peut être parce qu’il n’est pas facile de dévoiler son intimité, peut être parce que même malade, on reste pudique et même sur son blog.

Dans ce doc, l’actrice Julie Gayet qui s’est investie dans la reconnaissance de la maladie, demande aux femmes malades de se faire connaître afin de faire évoluer les consciences. Ce matin, j’ai donc écrit à ma médecine du travail pour savoir si je pouvais monter avec eux une opération d’information-prévention par rapport à l’endometriose. Sachant qu’on doit être environ 400 femmes sur mon lieu de travail, je me suis dit que 40 étaient succeptibles d’être touchées. J’ai envoyé cette bouteille à la mer pour tenter de faire bouger des lignes et apporter mes connaissances sur la maladie.

Le documentaire sur l’endometriose de Laetitia Millot a eu l’intérêt d’être diffusé sur une chaîne de grande écoute. Le lendemain des collègues m’en ont parlé, sont venues discuter avec moi. J’ai trouvé que c’était une belle avancée. Une maladie de l’ombre est vraiment mise en lumière et la chaîne a tout de même déprogrammé sa série policière et dixit la presse média « bousculé ses programmes ».

On parle souvent de l’endometriose sous l’angle de la fertilité, moins sur le plan des douleurs mais ça commence. Comme le disent d’autres blogueuses il faudrait maintenant faire reconnaître les situations d’ handicap, de conséquences telles que la précarité financière et sociale, trouver ses origines, des traitements mais réjouissons nous déjà de cette médiatisation.

Sur ce, je finis ma mousse au chocolat faite maison (parce que je ne sais pas trop si j’aurais de l’appétit la semaine prochaine), je boucle mon travail et récupère à la pharmacie, bétadine rouge et bas de contention et en route vers mon opération.