Sacré terrible two ?

Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit. L’année 2018 a été finalement sacrément déroutante pour nous, enfin pour moi, trop de choses à gérer … et j’ai craqué. C’était en décembre mais il y avait des signes avant coureurs. En décembre, je me suis effondrée. Moi qui me pensais forte après des années de PMA, de démarche adoption, des traumas dans ma vie, je me suis sentie en quelques jours en insécurité sur plein de plans.

J’analyse avec du recul qu’au niveau du travail la reprise a été des plus compliquées : longueur des trajets, stress au travail, conciliation difficile entre la vie professionnelle et la vie privée. Au niveau des proches, il y a eu des décès. Au niveau perso, entre septembre 2018 et septembre 2019 j’ai eu 2 transferts d’embryons puis je me suis faite opérer de l’endométriose avec l’idée de tenter la cerise sur le gâteau, notre dernière FIV avec don. Au bout d’un moment, le vase a débordé.

Et j’en arrive au sujet principal de mon post que je vais couper en 2 fois, la question de l’attachement. Je vous avais raconté le début de notre attachement à tous les 3. Mon congé parental d’environ un an, je l’ai vécu comme une parenthèse des plus idylliques. Tout était des plus simples avec le Chaton, il était heureux, souriait, était très en interaction, toujours vif avec son regard qui ne laisse pas indifférent et ses expressions craquantes. Dans sa première année avec nous, il a toujours été très sociable, il s’est adapté à notre rythme. On pouvait l’emmener partout et d’ailleurs je faisais tout avec lui. Durant un an et demie, je dirais qu’il a un peu été le prolongement de mon bonheur intérieur, l’objet essentiel de nos attentions après des années d’attente. Je me suis consacrée entièrement à lui et j’en étais ravie. C’est un peu ce que font je crois la plupart des mères en congé parental de longue durée je pense. Je me rappelle de seulement 3 moments où j’en ai eu marre (une après midi où j’avais envie d’être toute seule, une soirée où je ne savais plus quoi faire avec lui- je n’avais plus d’idées d’activités-, et un midi où après 15 jours à me cracher la nourriture à chaque repas, j’étais un peu fatiguée d’avoir adopté le tablier plus la retouche de shampoing quotidiennement).

Pour moi le comportement du petit chaton a changé vers ses 22 mois. Il s’est mis à se rouler par terre, à me taper. Friande de conseils en parentalité, je me suis dit qu’on rentrait dans le terrible two, cette fameuse période entre 2 et 4 ans où notre enfant sage et calme devient plusieurs minutes par jour, une sorte de dragon. Ça a commencé quand j’ai su que j’allais me faire opérer de l’endométriose, j’étais stressée sur les suites organisationnelles post chirurgie et en même temps le Petit Chaton était replacé chez une nounou. Le soir, au moment de le récupérer il gesticulait dans tous les sens, me donnait des coups de pied pour monter dans son siège auto. On s’est armé de patience et 3 semaines après c’était passé. En post chir nous avons été attentifs à sa réaction et lorsque ma maman est venue s’en occuper à ma place en complément du Man’, nous avons entouré chaque journée par des mots, des explications, des câlins, des bisous, de la tendresse de ma part afin qu’il se sente le moins possible bouleversé dans ses habitudes.Le Petit Chaton colérique est redevenu assez doux.

Au moment d’un voyage professionnel du Man’ le mois suivant, nous avons expliqué 4 jours avant, ce qui nous semblait, ni trop tôt, ni trop tard, que papa partait quelque jours, que lui restait avec moi et que surtout on se retrouverait tous les trois d’ici 5 dodos. On a insisté sur le temps des retrouvailles. Sans son papa, même avec des conversations Whatsapp etc … le petit Chaton demandait « il est où papa? », normal. Le trajet en avion à 2 en hublot avec 2h de retard sur un temps initial de vol à peu pré équivalent, accroché à ma ceinture a été horrible pour nous deux. J’avais emmené en cabine des livres, des gommettes, des yaourts, des compotes et doudou mais j’avais oublié les gâteaux. En entendant tout le monde être servi, le petit chaton hurlait « gâteau ». Au départ j’ai réussi à le faire patienter , à lui dire de jolies phrases de parentalité positive comme : « Je comprends, tu as très envie d’un gâteau mais on n’est pas encore servi » « Je comprends, tu as très faim et bientôt ça va être notre tour ». Cependant, après 30 minutes trèèès longues , en larmes et énervé, il est devenu impossible à contrôler en terme d’émotion. Quand enfin le plateau repas est arrivé, le cake ne lui a pas plus, il l’a décomposé pour partie en miettes. Je lui ai proposé mon sandwich poulet tomate jambon qu’il a renversé de colère avec le plateau repas. Heureusement que le fromage blanc n’était pas ouvert car le plateau a volé dans toute la rangée. Je me suis reçue la tomate, je ne sais pas qui a réceptionné le poulet, le pain et le fromage, sur sa tête ou ses jambes. Il se débattait, en me tirant les cheveux et en me tapant de colère. Les hôtesses de l’air ont voulu le dégager mais il s’agrippait et me griffait le cou, lui, le Petit Chaton, poils dressés, gros dos et complètement hors de lui. J’ai pleuré de honte et j’ai dû lui dire que ce qu’il faisait n’était pas gentil puis, enfin pris en charge dans l’avion, il s’est apaisé en engloutissant 2 paquets de gâteaux au chocolat de la business class. On m’a dit « Ne vous inquiétez pas, nous aussi on est maman, voyager seule avec un petit c’est compliqué » et aussi des : « Il serait pas hyperactif ? « . Les vacances ont été l’objet de colères mais bon, elle durait 20 minutes même si elles nous prenaient de l’énergie. On a réussi à le punir en le mettant au coin de la poussette. On se demandait s’il n’avait pas faim, mal, mais les frustrations passaient difficilement. Sur l’été, les enfants de nos amis nous appelaient pour dire lors des moments de retrouvailles collectives « il m’a tapé ici, il m’a mordu, il m’a griffé ». A chaque fois nous avons posé des limites verbales avec au choix les tournures suivantes : « Taper, mordre, c’est interdit, tu n’as pas le droit de faire ça », « Taper ça fait mal, ça rend triste, ça fait pleurer » , « La main ça sert à faire des caresses, à dessiner ». On faisait le signe interdit en langage sourd et muet. Le jour de ses deux ans j’écrivais en légende d’une de mes photos de vacances : « Premier câlin tous les 3. Il nous a demandé et nous a serré très fort après une journée de parents ».

En reprenant ce souvenir, je crois qu’on découvre déjà en filigrane le comportement ambivalent qu’on vit depuis un an avec le Petit Chaton et qui vient juste d’être qualifié de « Trouble de l’attachement ambivalent résistant » (la suite demain).

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Best off des dernières phrases entendues récemment (adoption)

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Comme je ne dis pas son prénom je vais appeler mon fils par « le petit chaton » mais bien entendu, les personnes s’adressent à lui par son prénom, celui que nous lui avons choisi il y a quasiment deux ans.

Première personne : « Ce n’est pas toi qui a été enceinte et qui a accouché du coup ça te fais pas bizarre ? T’arrives à te dire que c’est ton enfant ? Est ce que tu penses que ça ferait une différence si … Si c’était mon enfant biologique… (Je complète les phrases). Jai répondu que le Petit chaton était mon petit garçon sans aucun doute et que je ressentais rien d’autre que cela, que j’étais sa maman tout simplement. J’ai aussi ajouté que je m’en fichais éperdument de ne pas avoir été enceinte. C’était une jeune femme qui sûrement se posait des questions sur la maternité, c’était comment dire.. une question « naïve » dans le sens de sans arrière pensée.

Deuxième personne : « Le petit chaton pour toi c’est comme ton fils ? » Secondes de flottement  chez moi et une réponse évidente « Le petit chaton, c’est mon fils » (La virgule a son importance pour affirmer cette phrase et j’ai bien insisté sur le « C’est »)

Troisième personne (c’était cette semaine) : J’étais en train de donner à manger au petit chaton, on était mercredi midi et j’avais rendez-vous avec un réparateur pour mon sèche linge. Apparemment magicien, car toutes les personnes qu’il avait vu le matin avaient finalement leur appareil en fonctionnement sans qu’il fasse quelque chose (ce qui a été aussi mon cas!) mais alors il n’était pas médium pour autant. En arrivant dans le séjour il me dit : « Ha vous êtes nounou ! » Alors celle-ci elle était bien bonne. Digne du film « Il a déjà tes yeux » où la maman adoptive physiquement différente de son garçon est confondue par la pédiatre. Quand même un mercredi, chez un particulier, quand il y a une femme qui s’occupe d’un enfant c’est plus souvent sa maman non ? S’il y avait eu mon mari blond aux yeux bleus j’aurais peut être plus compris mais là ça m’a étonnée. Peut être que c’était en lien avec l’état de ma maison (c’est à dire une maison où le sol était décoré de livres enfants éparpillés, de poupées, de biberons, playmobil 123, un petit établi … en somme une maison d’enfant le mercredi). Peut être que c’était par déformation professionnelle puisqu’il m’a ensuite dit que sa femme était nounou mais qu’il ait pensé que le petit chaton était celui d’une autre car il ne me ressemblait pas alors qu’on était chez nous ça m’a fait tiquer. Le cerveau a des raisonnements un peu trop simples parfois. Il y a des remarques qui font sourire ou étonnent quand on est maman et que son enfant ne nous ressemble pas forcément, qu’on l’ait porté ou adopté.

Enfin, à deux 2 ans passés, on sait qu’on a largement mis notre patte dans ce qu’il est. En ce moment il est dans l’imitation, c’est rigolo et mignon. Il aime chanter comme moi (et alors depuis la semaine dernière qu’on a tous les deux suivis un atelier sur les chansons gestuelles, je suis à fond et il commence à dire les mots associés aux gestes. D’ici une semaine on devrait arriver à la première chanson en entier). Il se love dans un plaid le soir tout comme moi (mais il y prend son biberon). Du côté de son papa, il l’attend avec hâte tous les soirs parce qu’il rentre plus tard mais le matin j’ai deux cro-magnons à la maison qui font chacun la même « chorégraphie » pour sauter sur notre lit et faire « la bagarre ».

2 ans c’est beaucoup de changements. De bébé il devient un petit garçon. Il a un sacré caractère qui nous fait réfléchir à nos réponses éducatives et à nous remettre en question régulièrement mais il est trognon aussi. Cette semaine il nous a appelé « Papa » et « Maman » en y ajoutant nos prénoms. Je ne savais même pas qu’il connaissait le mien et qu’il arriverait à le prononcer. Alors même si physiquement on peut étonner on est notre famille.

(photos des étés 2017 et 2018).

Les petites graines qui ne germent pas

Nous essuyons notre 11 ieme échec de pma. Notre dernier embryon s’est décongelé, à été transféré mais il n’a pas grandi au creux de moi. Comme les 10 précédents, il n’a pas trouvé une terre fertile pour s’implanter. Je ne suis sûrement pas de celles qui peuvent être enceinte et pourtant … Ce petit dernier je l’ai dorloté.

Cette fois après le transfert j’ai pris du spasfon dès qu’un tiraillement apparaissait histoire d’éviter les contractions de l’utérus. Comme indiqué par le centre fiv je n’ai fait aucune activité physique durant 4 jours. Pour changer des 8 autres tentatives, j’ai tenté l’aspect naturel en enrichissant mon alimentation en vitamines E (déjà présente dans mon protocole médicamenteux). Huile d’avocat, de colza, sardines, graines de tournesol ont été mes alliées depuis un mois et demie. Ma chasse aux perturbateurs endocriniens est désormais un mode de vie tant dans les cosmétiques que dans mon jardin en permaculture et pourtant … La dernière graine ne s’est pas pour autant accrochée.

Niveau médication, mon protocole contenait 15 médicaments en lien avec le protocole Matricelab qui en 2013 révélait qu’au naturel, mon utérus avait une possible action toxique et de rejet lié une sur activité immunitaire. J’ai englouti beaucoup de progestérone, des anti-oxydants, de la cortisone, de l’acide folique, des œstrogènes et de l’aspirine. Pour tenter le tout pour le tout, j’ai respecté des prises à heures régulières. A 7h30, 13h et 19h30,  « l’alarme clairon » de mon téléphone nous mettait l’ambiance et pourtant … Niveau fertilité, je suis un peu un arbre sans fruit (nom du titre d’un documentaire sur l’infertilité en Afrique).

J’ai fait (et nous avons fait) plein de choses pour tenter que je sois enceinte : des fiv, des fiv avec don d’ovocytes, des transferts ensuite sous protocole personnalisé matricelab, de l’ostéopathie par voie interne et externe, plein de visualisations, de moments de méditation. J’ai essayé de vivre normalement, d’oublier l’enjeu ou bien de m’investir en parlant à l’embryon, en programmant la date de ma première échographie, et pourtant … Aucune deuxième ligne n’est jamais apparu sur un test de grossesse.

Dans les décisions les plus impactantes, je me suis faite opérer de l’endometriose il y a quelque mois et pourtant …

Les petites graines ne germent pas. 

Je suis plutôt habituée à ces résultats négatifs mais tout de même l’ accumulation chiffrée est là. 9 transferts, 11 embryons de 2 ou 3 jours implantés et aucune accroche. Pour relayer les infos sur les ratios réussite /échec, nous sommes ce couple sur 4 qui sort de la pma sans enfant. Jeudi, j’étais un peu triste de ce deuxième enfant qui n’arrivera sûrement (ou peut être ) jamais. Pour faire passer la pilule, j’ai tout cuisiné à base d’alcool. Le Man’ a dit on va pas prendre le champagne (sous entendu pour fêter ça). J’ai répondu « Si justement, j’ai plus besoin de faire attention, mais on se fait plutôt des mojitos ». Vendredi, j’y pensais encore mais en regardant les deux hommes de ma maison je me disais que notre bonheur était déjà là avec un quotidien bien heureux. Samedi, j’ai découvert que j’avais pris 3 kg en un mois et demie de prise de médicament. Mon ventre ressemble à une bonbonne en verre soufflé! Boostée par les hormones, les kilos ou peut être la rétention d’eau se sont fait plaisir. Du coup, je me suis demandée si j’allais encore poursuivre ou pas la pma. Une deuxième fiv avec don pourrait se faire mais cette fois il faut ouvrir son porte monnaie car nous avons bénéficié (en 10 ans) des 4 Fiv avec transferts remboursés par la sécurité sociale.  Faut-il croire que la prochaine tentative serait la bonne …

Si les petites grainent ne germent pas faut-il encore espérer qu’un fruit pousse un jour?

Mon été en bijoux

Mon été en bijoux,

Beaucoup de boucles d’oreille en origami et un peu d' »Attrapes Chouettes ». Des vacances à la campagne où j’ai pris du temps pour moi, du temps pour réfléchir à de nouvelles créations.

Pas mal de doré et même « Du doré du doré oui mais du plaqué or » travaillé, des matières « nobles » pour que la fantaisie dure un peu plus longtemps.

Collection 2018-001

Les créations viennent toutes de mon imaginaire mis à part les boucles d’oreille de forme octogonale (création du site la Perlerie. fr)

Suite de l’opération de l’endometriose

Je suis très satisfaite de mon opération. Avant où après je ne ressens pas de douleur seulement, je sais qu’il y a eu du boulot de réalisé pour limiter la maladie et ses récidives.

Au premier abord, je me suis sentie en forme très rapidement. Je me suis même mise à jardiner. Enlever les mauvaises herbes m’a pas mal occupée durant ma convalescence. Et bien il faut éviter de trop bouger la première semaine et celle d’après ! Les anti douleurs c’est bien mais ça ne fait pas tout. Il a fallu que je me résigne à faire canapé-lit et lit- canapé car dans l’ après « petit effort », mon corps m’a rappelé qu’il avait quand même été bousculé.

En me bougeant un peu trop, j’ai fait apparaître au bout de 6 jours de sacrés hématomes sur tout mon bas ventre. Un matin, je me suis réveillée le ventre très sensible et quelle n’a pas été ma surprise en voyant mon reflet dans le miroir! Je n’avais pas du tout imaginé cet aspect. Je ne me suis pas inquiétée puisque j’avais totalement confiance en mon chirurgien mais je me suis jetée sur les doses d Arnica. La grande zone bleutée qui allait d’une hanche à l’autre en s’étalant plus largement au niveau pelvien, s’est essentiellement résorbée au bout de 10 jours. Le tour de mon nombril a fait de la résistance. Peut être à t’il été plus sujet au passage des outils de chirurgie. Les douleurs étaient résiduelles mais pas fortes (il faut quand même que je rassure les futures candidates à l’opération), de l’ordre de 2 sur 10 sur les deux premières semaines et ensuite selon les efforts. Cela faisant l’équivalent de fortes courbatures. Côté fonctionnel, ma vessie a été un peu capricieuse, le système urinaire ayant été impacté. Les douleurs lors de sa mise en route se sont finalement atténuées et étaient en lien avec la cicatrice interne de la coelio.

J’ai repris le travail au bout de 5 semaines et je pense que 6 auraient été plus adaptées. Reprendre un rythme de vie demande des étapes et de l’acclimatation. La localisation des hématomes ainsi que les points m’ont empêché de conduire. A 3 semaines post op j’ai tenté un petit trajet en voiture puisque ma reprise devait se faire mais c’était compliqué de tourner la tête et le corps sans douleur. Cela m’a demandé énormément de concentration et occasionné de la fatigue sur une action pourtant habituelle. J’ai été prolongée d’autant qu’au toucher médical il y avait des endroits sensibles partout, les points de suture non résorbés et les douleurs en vidant ma vessie. À 5 semaines post op j’ai eu du mal à supporter les vibrations générées par mon trajet en bus domicile- travail. J’ai pleuré de douleur à chaque imperfection de la route. J’ai banni ce moyen de transport pour me rabattre sur le tramway beaucoup plus doux. Le chir vu en post op m’a expliqué que cela était logique et qu’avec les trocarts, il avait provoqué l’équivalent de plusieurs élongations, que le temps de récupération était de l’ordre de 6 à 8 semaines. En rapportant ces propos à mon mari, j’étais quand même « pas peu fière » d’avoir physiquement bien supporté tout cela.

Alors j’ai eu de la chance d’avoir été aidée. Pour m’occuper de mon petit chaton, ma maman a été présente tous les soirs et les mercredis durant 2 semaines et demie. Il a bien compris que j’avais des bobos et que je ne pouvais pas le porter sur ce laps de temps. Au retour de l’hôpital il voulait que je le prenne dans les bras. Le Man’ l’a approché et il m’a serrée fort le cou en disant « maman, maman ». C’était un peu déchirant sur le moment mais on a bien trouvé des moyens pour se câliner et ne pas trop pâtir de la situation. J’ai même réussi à le changer toute seule pour cas de force majeure , en passant les bras entre son lit à barreaux puisque je ne pouvais pas le soulever. On s’en est félicité tous les deux avec un « check » avec le poing! On a quand même assuré ce soir là.

Les taches ménagères je les ai laissées à l’aide ménagère rémunérée par ma mutuelle et pour lesquelles je me suis battue durant 2 semaines car rien ne se passait. J’ai réussi à obtenir 10 des 12 heures qui m’avaient été promises… Le Man’ a dit : je ne pensais pas avoir autant de polos et de chemises ! On a persévéré pour faire valoir nos droits et c’est sur que ça a bien soutenu notre quotidien. La pile de linge perçoit encore cet effet bénéfique.

Malgré une opération de l’endometriose qui a touché plusieurs organes, les suites opératoires se sont bien passées. J’avais imaginé des douleurs plus intenses. Je crois qu’il faut écouter son corps et y aller par petits pas, progressivement pour récupérer et donner le plus de chance à la réussite de l’opération. 2 mois post op j’ai marché toute la journée lors de randos (sans dénivelé), chargée de sacs (sac à langer, sac à dos), le chaton dans sa poussette et tout s’est bien passé, rien à signaler. Il me reste de cette opération, mais elles sont fines et très discrètes, 3 minis cicatrices sur le bas ventre (elles font moins d’un centimètre) et une cicatrice au niveau du creux du nombril. Vu le geste et l’entendue des lésions qu’il y avait à traiter, cela passe désormais inaperçu. La seule précaution à prendre est d’ordre esthétique: ne pas exposer les cicatrices au soleil et aller à la plage en maillot une pièce.

Pour donner une vraie vision de cette opération, je donne des détails peut être intimes mais le but est de faire connaitre la réalité de la maladie et de ma chirurgie .

J’ai aussi mis en ligne les photos de mon ventre pour apporter mon témoignage à travers des images . L’accès est protégé et dans le post suivant. Je crois qu’il faut me demander un mot de passe.

Atelier créations de bijoux pour la fête des mères avec des petits gars

Challenge à relever, créer un collier, un bracelet et des boucles d’oreille avec des enfants de 3 et 6 ans en 1h30 …

Alors voilà ce que j’ai proposé :

  • De l’enfilage de perles sur une base de boucle d’oreille moderne . Des perles noires avec de gros trous (j’ai évité les quelques mm des miyukis), un pompon et une pampille. Tout est tombé une fois je crois mais c’était facile de recommencer.

atlier pour gégé 2

  • Un jeu de « Je passe dessus, tu passes dessous » pour créer un bracelet tressé. On a réussi à ne pas faire de nœuds mais ça commençait à devenir long. La concentration avait été importante pour créer les boucles d’oreille…

atelier pour gégé 1

  • Et puis c’est finalement le papa électricien qui a manié les pinces pour finaliser le collier : Bloquer le ruban de liberty et positionner les pompons. Je m’étais appliquée à réaliser au préalable le cœur du pendentif.

Voilà ce qui a été réalisé à 8 mains :

Collection 20183

Le petit chaton jouait lui avec le mètre ruban et au bout de trois quart d’ heure, les 3 petits gars ont tous préféré partir dans leurs aventures d’enfants (le garage, les petites voitures, les porteurs).