Les petites graines qui ne germent pas

Nous essuyons notre 11 ieme échec de pma. Notre dernier embryon s’est décongelé, à été transféré mais il n’a pas grandi au creux de moi. Comme les 10 précédents, il n’a pas trouvé une terre fertile pour s’implanter. Je ne suis sûrement pas de celles qui peuvent être enceinte et pourtant … Ce petit dernier je l’ai dorloté.

Cette fois après le transfert j’ai pris du spasfon dès qu’un tiraillement apparaissait histoire d’éviter les contractions de l’utérus. Comme indiqué par le centre fiv je n’ai fait aucune activité physique durant 4 jours. Pour changer des 8 autres tentatives, j’ai tenté l’aspect naturel en enrichissant mon alimentation en vitamines E (déjà présente dans mon protocole médicamenteux). Huile d’avocat, de colza, sardines, graines de tournesol ont été mes alliées depuis un mois et demie. Ma chasse aux perturbateurs endocriniens est désormais un mode de vie tant dans les cosmétiques que dans mon jardin en permaculture et pourtant … La dernière graine ne s’est pas pour autant accrochée.

Niveau médication, mon protocole contenait 15 médicaments en lien avec le protocole Matricelab qui en 2013 révélait qu’au naturel, mon utérus avait une possible action toxique et de rejet lié une sur activité immunitaire. J’ai englouti beaucoup de progestérone, des anti-oxydants, de la cortisone, de l’acide folique, des œstrogènes et de l’aspirine. Pour tenter le tout pour le tout, j’ai respecté des prises à heures régulières. A 7h30, 13h et 19h30,  « l’alarme clairon » de mon téléphone nous mettait l’ambiance et pourtant … Niveau fertilité, je suis un peu un arbre sans fruit (nom du titre d’un documentaire sur l’infertilité en Afrique).

J’ai fait (et nous avons fait) plein de choses pour tenter que je sois enceinte : des fiv, des fiv avec don d’ovocytes, des transferts ensuite sous protocole personnalisé matricelab, de l’ostéopathie par voie interne et externe, plein de visualisations, de moments de méditation. J’ai essayé de vivre normalement, d’oublier l’enjeu ou bien de m’investir en parlant à l’embryon, en programmant la date de ma première échographie, et pourtant … Aucune deuxième ligne n’est jamais apparu sur un test de grossesse.

Dans les décisions les plus impactantes, je me suis faite opérer de l’endometriose il y a quelque mois et pourtant …

Les petites graines ne germent pas. 

Je suis plutôt habituée à ces résultats négatifs mais tout de même l’ accumulation chiffrée est là. 9 transferts, 11 embryons de 2 ou 3 jours implantés et aucune accroche. Pour relayer les infos sur les ratios réussite /échec, nous sommes ce couple sur 4 qui sort de la pma sans enfant. Jeudi, j’étais un peu triste de ce deuxième enfant qui n’arrivera sûrement (ou peut être ) jamais. Pour faire passer la pilule, j’ai tout cuisiné à base d’alcool. Le Man’ a dit on va pas prendre le champagne (sous entendu pour fêter ça). J’ai répondu « Si justement, j’ai plus besoin de faire attention, mais on se fait plutôt des mojitos ». Vendredi, j’y pensais encore mais en regardant les deux hommes de ma maison je me disais que notre bonheur était déjà là avec un quotidien bien heureux. Samedi, j’ai découvert que j’avais pris 3 kg en un mois et demie de prise de médicament. Mon ventre ressemble à une bonbonne en verre soufflé! Boostée par les hormones, les kilos ou peut être la rétention d’eau se sont fait plaisir. Du coup, je me suis demandée si j’allais encore poursuivre ou pas la pma. Une deuxième fiv avec don pourrait se faire mais cette fois il faut ouvrir son porte monnaie car nous avons bénéficié (en 10 ans) des 4 Fiv avec transferts remboursés par la sécurité sociale.  Faut-il croire que la prochaine tentative serait la bonne …

Si les petites grainent ne germent pas faut-il encore espérer qu’un fruit pousse un jour?

Pas encore de "Cerise sur le gâteau"

Nous avons tenté la « Cerise sur le gâteau » en transférant un de nos embryons congelés issus de la FIV avec don d’ovocyte dont nous avons bénéficié en France. Notre embryon baptisé « Cerise » s’est bien réveillé, dans le même état que deux ans avant son hibernation. Cette petite « Cerise » je l’ai symboliquement visualisée lors de mes cours de yoga, je l’ai symboliquement arrosée pour qu’elle prenne racine lors de mes douches mais le test de grossesse a révélé qu’elle ne s’était pas installée sur le gâteau. Aucune accroche, c’est un 9 ième échec, un 9ième embryon qui ne trouve pas son terrain de jeux en moi.
Ni une ni deux, on est reparti dans une nouvelle tentative car le Man’ a psychologiquement une date limite avec son horloge biologique.J’ai réfléchi sur un week-end et me voilà à la deuxième semaine de préparation de mon endomètre avec le protocole Matricelab prévu en cas de sur activité immunitaire. J’ingurgite de la cortisone, de l’acide folique et des anti-oxydants pour le moment. Les règles sont revenues après deux ans sous pilule en continu. Ça m’a rappelé comme ce n’était pas agréable. J’étais tenté de me dire on transfère nos deux embryons restants comme ça je suis ce protocole lourd une fois pour toute et si échec je subis un autre cycle de règles mais non, les jumeaux ne sont pas prévus (sait-on jamais mais vraiment jamais au regard de mon parcours) donc ce sera un par un.
C’est nettement plus facile de relativiser quant on a un enfant, c’est indéniable. On a trouvé un joli rythme de vie à 3 mais l’envie d’un deuxième enfant est là. Sur cette question, si le contexte de l’adoption était différent nous aurions tenter un deuxième agrément mais ce n’est pas le cas. Le contexte que je comprends et qui nous a permis de devenir parents c’est de réserver l’adoption de bébés pupilles de l’état à des couples sans enfant. De ce fait pour un deuxième agrément, les enfants du département confiés en vue de leur adoption sont dits à besoins spécifiques (grands, fratrie, porteurs d’un fort handicap physique ou psychologique, ou des bébés nés sous X très prématurément donc avec de possibles séquelles qui se clarifieront au fil du temps).Au niveau international les démarches peuvent être longues et sans fin parfois et ce combat de la parentalité adoptive nous l’avons déjà mené. Nous ne souhaitons pas en engager un autre.
Nous ne souhaitons pas non plus solliciter une nouvelle FIV avec don d’ovocyte en France. Si le transfert de 11 embryons ne donne rien, il faut se rendre à l’évidence sur cette impossibilité pour moi d’être enceinte. En 5 ans de PMA, nous avons tenté de changer différents paramètres : le lieu d’accueil  de l’embryon (l’utérus) avec une mise en repos de l’endométriose et le traitement Matricelab ainsi que la qualité des embryons avec de beaux J2 issus d’une FIV avec don d’ovocyte. D’ici quelques temps et si les échecs se poursuivent en 2018, nous laisserons aussi notre tour au CECOS car plein de couples attendent un don de gamètes.
Je fais cette nouvelle tentative assez légère et avec une bienveillance de ma hiérarchie.
Pour mon état d’esprit actuel , je reste sur ces citations qui me font du bien et permettent de relativiser en reprenant l’essentiel : « Carpe Diem » et « Plus tard, il sera trop tard, notre vie c’est maintenant ».

Parler de l’adoption de notre chaton en dehors du cercle familial et des amis … recueil de petites perles et de moments de flottement

Nous n’avons pas encore trouvé de consensus avec le Man pour savoir si on parlait ou pas de l’adoption en dehors de notre cercle familial ou d’amis. 
Je l’évoquais naturellement pour ne pas en faire un tabou puis je me suis un peu rétractée. En me projetant sur les années à venir, je me suis demandée si plus tard notre petit chaton voudrait que son histoire soit connue « de tous », s’il n’allait pas nous reprocher qu’il s’agissait de son intimité. Du côté du Man, la rencontre de notre bébé et la suite est tellement belle (ce que je confirme) que nier cela est pour lui contre nature.
Alors voilà les situations un peu déroutantes ou rigolotes que nous avons connues. Je n’ai pas toujours su contourner, omettre ou ne pas réagir face aux question simples de gens. 
Sur les généralités de l’adoption : 
Nos voisins ont été surpris de voir un bébé chez nous. Sur le coup, la voisine a culpabilisé de ne pas avoir remarqué que j’étais enceinte. Parler de l’adoption a permis de la rassurer sur sa vision mais ses enfants qui n’étaient pas là (8 et 6 ans) lui ont posé ensuite des questions. Elle m’a dit « face à leur spontanéité, je n’ai sûrement pas trouvé les bons mots ». Quelques semaines plus tard, je présente notre bébé aux enfants : 
« Ha oui, papa et maman ils nous ont expliqué. C’était un petit bébé, il était malheureux, sa maman elle l’a laissé. Il était tout seul, il était dans la rue. Sa maman mais pourquoi elle l’a laissé? C »est qu’elle avait pas d’argent? C’est qu’il n’était pas gentil? » 
Autant l’adoption de notre côté est facile à aborder , autant l’abandon c’est plus compliqué avec des petits . J’ai donc dit que parfois les dames faisaient naître des bébés et pour plusieurs raisons elles ne pouvaient pas s’en occuper. J’ai ajouté qu’à le voir aujourd’hui, le petit chaton, il n’était pas malheureux, que nous étions son papa et sa maman pour toute sa vie, que c’était bien pour lui et pour nous. J’ai enchaîné sur le fait que certains enfants n’avaient pas de contact parfois avec leurs parents puis je me suis dit : Attention, terrain compliqué. Je ne connaissais pas leur sensibilité, je n’allais pas leur parler du dessin animé « Ma vie de courgette » non plus donc je me suis arrêtée. 
Un autre petit voisin de 12 ans, présent, a répliqué : « Alors, vous l’avez adopté ». Il venait de me faciliter les choses car je commençais à m’embourber face à la multitude de questions . Puis celui de 8 ans ,toujours sans filtre, m’a demandé « Et vous l’avez acheté? Et vous l’avez choisi? ». J’ai expliqué les modalités de notre rencontre  commune. En le questionnant un peu il m’a parlé d’une camarade de classe qui avait vécu au Maroc et lui avait parlé d’enfants mendiants dans la rue. Voilà d’où venaient ses représentations enfantines. 
Sur les différences physiques, au bout d’un moment, les lois de la génétiques ne sont pas évidentes à soutenir… Bébé a les yeux ardoise, un teint caramel et mon mari a plutôt un physique de suédois. Je pourrais inventer des grands parents latins mais conter cette histoire ne me convient pas. Je trouve la vérité bien plus simple surtout quand les gens sont de « passage ».
– Une connaissance me voyant avec le petit chaton : « Ha bé je suppose que le papa n’est pas blond aux yeux bleus » Après quelques secondes de réflexion de mon côté « Hé bien si« . « Ha bon? » et puis là je lui ai parlé de la chance de l’adoption.
– Une serveuse que connait mon mari : « Oh bé dis, il n’a pas pris tes yeux! ». Lui :  » C’est logique ce bébé nous l’avons adopté « . Elle : « C’est pas vrai ! «  . Nous : « Si, on est devenu parents en 2016 …. « 
– A un mariage :  « Oh il a des grands pieds, il a quel âge ? […] Son papa doit avoir de grands pieds « . Moment de flottement pour moi ne sachant pas quoi dire à part « Je ne sais pas trop en fait » . Face aux regards étonnés de mes interlocuteurs qui ont dû se dire que j’avais fricoté avec un inconnu … j’ai précisé que nous étions devenus parents par adoption. J’ai eu l’impression qu’ils étaient soulagés que leur question anodine à la base n’ait pas soulevé un problème intime (en relisant cette phrase, je que réalise encore une fois que l’infertilité n’est plus un problème pour moi).
Sur le plan médical, la grossesse est un sacré chamboulement hormonal et physique du coup elle devient une explication logique à différents maux quand on me voit avec mon petit garçon : 
 – Chez une esthéticienne sur mon lieu de vacances :  » Je vois que vous avez quelques imperfections sur la peau , c’est normal après une grossesse  » . Pour ne pas avoir droit à des soins inappropriés style « jeune maman » (même si je le suis ) j’ai précisé : « Je n’ai pas accouché » et vite elle a dit « Ha je pensais que c’était votre enfant ». « Oui mais il est arrivé par adoption » .
– Chez un nouveau médecin généraliste : « Des douleurs de dos après une grossesse ça s’explique, les organes ont été déplacés, les muscles se dont distendus. Il faut faire du gainage ».
Alors le dire ou ne pas le dire , dans le quotidien, c’est une question qui finalement se pose tout le temps. Les retours même de parfaits inconnus sont très souvent positifs. Après avoir demandé « Il vient de quel pays? » (dans 80 pourcents de cas c’est la question qui suit ), nous cassons la représentation sur la facilité de l’adoption internationale puis nous parlons du parcours de notre bébé de la pouponnière jusqu’à nous. Les gens sont très étonnés de la possibilité qui existe dans certains départements d’adopter un bébé pupille de l’état. Viennent alors les question sur l’accouchement sous le secret dont certains découvrent la réalité et celles ensuite sur l’accès à ses origines. Nous diffusons des généralités sur l’adoption sans parler bien sûr des bribes du dossier personnel de notre enfant .
Mis à part l’esthéticienne qui était jeune et à qui j’ai un peu « expliqué la vie » les attitudes sont bienveillantes et parfois mènent à la confidence sur des histoires de vie. 
Dans la famille « La Perle » revient tout de même à mon beau frère. Je vais chez le kiné pour du gainage donc et là il me dit « Ha oui , tu fais ta ré éducation du périnée ». Eclats de rire de ma part et il ne comprend pas de suite. Je lui précise donc que je n’ai pas besoin de ça. Il ne pige toujours pas alors je décide de le réveiller par cette phrase choc (lol) : « Je n’ai pas accouché ! «  . Et là : « Oh je suis désolé mais pour moi le petit chaton c’est mon neveu et j’ai même pas réfléchi au fait que tu n’avais pas été enceinte. C’est naturellement mon neveu et j’ai oublié qu’il était adopté ». On peut le dire ce petit garçon qui a fait de nous des parents, il a une place entière et pleine auprès de nos proches. Mon beau frère se confondait en excuses et moi j’étais émue de cette évidence, de cette absence de différence pour lui sur la façon dont nous sommes devenus parents. Mon beau frère a gommé les liens du sang pour les liens du cœur si forts et puissants. J’en suis ravie.

J’ai vidé mon pochon de larmes

Je suis tellement déçue qu’on n’ait pas été appelé à l’été! L’espoir nous avait été impulsé il y a plus d’un an pour se figurer que nous pourrions être parents au premier trimestre de 2016 et il se trouve déçu.
Nous avons réalisé la chambre bébé depuis 9 mois et pour la première fois, j’ai ressenti le manque en y entrant alors que dans notre parcours d’adoption, elle a toujours symbolisé l’avenir. Cette pièce a longtemps était celle en attente, en bazar, puis elle a été investie en chambre d’amis une fois le deuil de l’enfant biologique passé. Quelques années après, elle est devenue celle pour le futur bébé mais comme nous allons déménager, son sens vient de s’estomper. Je ne sais même pas si notre enfant la connaîtra (la remplira). Émotionnellement sensible, suite à ma journée de travail de jeudi, l’idée a contribué a y vider mon pochon de larmes (c’est quand même moins lourd qu’un sac).
Je crois que le trop plein s’est manifesté car même dans mes estimations les plus longues, l’attente de l’Appel n’allait pas aussi loin. J’ai maintenant complété mon calendrier professionnel jusqu’à fin octobre. J’avais déposé des petits chaussons en laine au bureau, je vais les ramener à la maison. J’avais plaqué une affiche de bébé à côté de mon poste de travail, je l’ai arrachée.

Au travail, je temporisais la prise des dossiers à traiter à moyen terme, maintenant, je ne dis plus grand chose car je suis moi-même dans le doute. Une collègue m’a blessée avec une phrase que j’ai trouvé injuste et déplacée : « Écoutes on ne va pas faire en fonction de ton adoption. Ça fait deux ans que tu nous dis que tu vas bientôt être maman maintenant et c’est pas le cas ! » (vive la réunion de service!) Ses mots, je les ai trouvés profondément piquants. Assez sidérée, j’ai osé une petite montée sur mes ergots du style: « Écoutes ce que tu dis est inexact mais en effet, ça fait 6 mois que je pense devenir maman ». Je ne lui ai pas dit combien elle m’avait fait mal ce jour là. Elle n’a pas idée de ce qu’est attendre un enfant aussi longtemps et sur une durée indéterminée. J’ai en effet réalisé qu’on a comptabilisé presque autant de temps en PMA qu’en démarche d’adoption. 
Malgré le ton de l’article de ce jour, l’adoption faite de rencontres avec d’autres couples, une solidarité, ponctuée par des rendez-vous à l’ASE permettant de se projeter, a été une fois l’agrément passé, une route agréable. Il n’y aura quasiment rien à en évacuer en terme de tristesse. 
Hier, mon pochon de larmes est d’ailleurs redevenu sec avec les paroles apaisantes d’autres collègues. Je me suis ré ancrée dans le présent et tournée (un peu) vers l’avenir. J’ai fait les soldes enfants en achetant trois habits mixtes et mi saison, en taille 12 mois. Ils pourront servir en tout temps sauf en hiver comme cela, je prévois large pour une arrivée en 2016 (si je pouvais je croiserais les doigts en l’écrivant).

FIV avec Don D’ovocytes en France : le jour de l’Appel

Il y a quelques semaines ….
Le financement de ma demande de formation universitaire a été acceptée. Au regard du délai d’attente qui s’est raccourci, pour l’arrivée de notre bébé pupille, j’informe ma DRH d’une demande de report expliquant que 2016 semble l’année possible de ma maternité adoptive. Je reçois un mail plein d’enthousiasme et de joie à notre égard. La référente RH me dit quelle est « heureuse pour nous après tant d’années et m’envoie ses félicitations ». Je suis très émue, « félicitations » est un mot si fort pour moi! Ce message me fait sentir que mon bébé adopté arrive. J »en ai les larmes aux yeux.
Je suis en salle d’entretien, avec des murs épais comme des feuilles de papier à cigarettes. Mes collègues sont à côté. Mon rendez-vous est annulé et mon téléphone portable sonne avec affichage d’un appel entrant du CHU.

« Bonjour c’est le docteur du CHU, je vous appelle car nous avons une donneuse pour vous ». 

J’ai du répondre « Ha oui » , façon très sobre.

C’est si soudain quand ça arrive! C’est un appel auquel on ne s’attend pas forcément et autant dire que je n’étais pas dans les conditions de concentration optimales.  Je m’étais imaginée que si en septembre on n’avait pas de nouvelle du CHU, on leur dirait qu’on mettait la FIV avec Don en stand bye, puisque l’adoption allait se concrétiser….
Le Man’, la FIV avec don, c’est le projet de parentalité qui lui donne des étoiles dans les yeux. Moi, je suis plus ambivalente car ce deuil de l’enfant porté, je l’ai fait, je dirais dans ma chair…

La Doc du CHU a du sentir que je n’étais pas en état d’euphorie,(j’étais vraiment dans l’émotion du mail juste reçu) car elle a précisé :« Vous êtes toujours partante pour un don d’ovocyte »? J’ai dit  » Bien sûr ». Peut être que d’autres couples crient , remercient, manifestent autre chose!
Elle fait des calculs : « Alors vous commencez à telle date pour une FIV avec Don en juillet. » 

A l’époque des « FIV normales », j’avais pu penser décaler des vacances pour permettre des tentatives. Là, ça a été le contraire. Je lui ai dit que nous partions en voyage à l’étranger. J’étais un peu embêtée, mais je trouve que c’est important de se ressourcer en dehors du travail surtout avec des frais de location engagés. Quand on compte le désir de parentalité en années, on n’est plus à 3 mois près.

Suite de la conversation :  » Mince alors, attendez, on va voir comment on peut faire ». 

Je me dis qu’on va passer notre tour et je suis honteusement, un peu soulagée. Actuellement, suite à la réunion avec le service adoption, je me suis énormément projetée sur l’arrivée d’un bébé pupille. Je compare les types de poussettes sans nécessité de nacelle, j’ai mis de côté les habits de moins de 3 mois que l’on m’a donnés. Ce bébé dans mon ventre, il est hypothétique et pour le moment, je crois que je ne peux l’imaginer. Je sais que plein de couples feraient une danse de la joie s’ils vivaient cet instant de l’Appel. Pour moi, le temps parfois ne paraît plus aussi long quand l’arrivée d’un enfant approche

Nous calons les dates pour le protocole médicamenteux qui inclut les recommandations du Laboratoire Matricelab suite aux résultats de ma biopsie de l’endomètre. J’ai réussi à ne pas dire ou répéter le mot « règles » dans mon bureau de travail avec les collègues à côté ce qui a été un exercice de jonglage verbal ! 

J’appelle le Man’ après avoir raccroché avec le CHU. Je suis toute retournée, un peu perdue. J’ai besoin de l’entendre. . Il était super content. A sa voix, c’était une évidence . Je crois qu’il ne croyait pas que cette FIV avec Don serait possible. C’est vrai, on est toujours dans l’expectative dans ces parcours si longs pour devenir parents et d’un coup, un appel change tout ce qu’on avait pu imaginer.

Le Man’ sait trouver les mots : « Ce que nous allons vivre ne sera que du bonheur après les souffrances que nous avons endurées à travers nos 6 échecs de FIV » .
Deux possibilités s’offrent à nous pour devenir parents, c’est vrai, c’est quand même génial, mais il me faut quelques heures pour l’entendre. Dans les jours suivants, je le réalise. Oui, nous sommes chanceux de voir se réaliser cette FIV avec Don D’ovocyte. Trois ans et demie après un article que j’avais intitulé « Un demie coup de massue », le don d’ovocyte devient réel grâce à la solidarité d’autres couples. 

Je devrais passer une fin d’été en mode « pile électrique » vu ce que je vais ingurgiter pour réguler les problèmes immunitaires de mon utérus. Avec le protocole matricelab et notamment la prise de cortisone, les mots « sommeil », « sel » et « sucre » ne vont plus faire partie de mon quotidien. 

Si je suis enceinte et donne naissance à ce bébé, la roue tournera, le Man’ sera surement donneur à son tour (à moins que l’on change d’idées mais ça m’étonnerait). Les hommes peuvent être donneurs jusqu’à 45 ans.

Nous nous préparons à l’arrivée d’un bébé, d’un enfant, finalement peu importe la façon. Nous sommes ouverts à la vie, en route vers le Bonheur en 2016. On aura attendu mais alors concrétisation de l’adoption ou de la FIV avec Don d’ovocyte et maison, tout cela va arriver quasiment simultanément.

Dans mon monde de l’inconscient, entre rêve et lapsus

Je ne suis pas sûre de croire à la psychanalyse mais je vous fais part de mon inconscient…
Honnêtement, le jour où on m’a dit : « Et vous ne pensez pas que le fait de ne pas être mère, être infertile, vous permet de rester la fille de votre père, de ne pas ajouter une génération? » … je suis partie en courant. J’essaie cependant d’écouter mon esprit …
Il y a quelques semaines, nous avons appris que l’attente des bébés pupilles de notre département se réduisait (en fait, ça va se stabiliser, je me suis consciemment enflammée). Le soir j’ai rêvé qu’on avait un petit garçon à la peau blanche, âgé de 3 mois. C’était bizarre, je ne l’avais pas fait naître, je ne pouvais pas l’allaiter… je crois que c’était notre futur bébé pupille. Et je disais : « Mais comment on va faire, je ne suis pas prête à être maman, pas pour le moment. Je ne sais pas ce qu’il faut comme matériel de puériculture, rien n’est préparé. Personne n’a été prévenu, on travaille. On revient de vacances et j’ai prévu celles de l’année prochaine »…
Je crois en effet qu’après avoir attendu si longtemps d’être parents, aujourd’hui, on n’est pas encore prêt à être les parents, d’un enfant adopté. 
Pour le moment, nous nous questionnons sur ses origines mais je crois que les contours de ce qui nous semble possible se dessinent. Pour rappel, même si les bébés pupilles sont nés en France, ils sont d’origines ethniques diverses.
Pour le sexe, nous n’avons aucune préférence. La nature décide habituellement toute seule et pour nous, le Conseil Général décidera tout seul aussi. Moi j’aimerais une fille, mon mari, un garçon… et c’est le cadet de nos préoccupations.
L’agrément dure un an puis les rendez-vous avec les professionnels de l’aide sociale à l’enfance se poursuivent jusqu’à 6 mois au moins après La Rencontre, date à laquelle officiellement nous devenons parents au regard de la loi. Les échanges permettent de cheminer et j’imagine qu’au fur et à mesure cela devient de plus en plus précis.
Heureusement que nous ne sommes pas prêts. On vit, on profite tout en se projetant à 2 ans pour nos vacances. Le maître mot chez nous est « Carpe Diem » même si l’adoption s’infuse dans notre quotidien. Si on était prêt on ne ferait qu’attendre et cela deviendrait vite insoutenable, insupportable. 
Je crois donc qu’on a trouvé le mode de vie qui nous convient et qu’on n’est pas vraiment malheureux. On se trouve plutôt chanceux même avec la liberté dont nous disposons pour le moment. On n’a qu’une vie, autant la rendre heureuse.
Ça me ferait bizarre d’être enceinte. 9 mois de grossesse c’est désormais un temps qui me semble très court vu que c’est en années que se comptera notre futur à trois. D’ailleurs aujourd’hui, en parlant avec un collègue je lui ai dit : « J »ai failli avoir un accident ce matin, je pensais sûrement à autre chose et je n’ai pas vu une voiture dans mon angle mort, j’avais peur d’être enceinte » au lieu de « j’avais peur d’être en panne d’essence! ». 

Pour la panne d’essence, j’ai géré, j’ai trouvé le chemin de la station service. Je vous dis dans quelques jours pour le test de grossesse (blague – aucune chance que ça m’arrive, je reprends la pilule dans quelques jours d’ailleurs).

Tu sais que tu es en démarche d’adoption quand :

– Après avoir remarqué les femmes enceintes durant des années, tu te rends compte des différences entre parents et enfants et te demandes s’ils ont été adoptés.

– Tu regardes n’importe quel reportage sur la parentalité (enfants nés sous x, enfants nés d’un don de gamètes, enfants de couples homosexuels) et le petit vélo dans ta tête se réveille et t’entraîne sur des réflexions sur l’accès aux origines de ton enfant, la création du lien affectif tout au long de sa vie.

– En cours de yoga alors que la prof dit à une femme enceinte « Ne prends pas cette position à cause des remontées acides » et ajoute « Y’a que nous qui connaissons ça, Seb (prénom inventé) tu ne seras pas concerné », tu te surprends à dire « Moi non plus ».

– Tu vas chez ton beau frère en pleine construction de maison et pense que dans 3,4 ans, leur salon sera assez grand pour mettre le parc de ton bébé durant quelques heures, pour aller profiter d’un moment en amoureux (pas au débuts, bien sûr …)

– Tu t’interroges sur les origines de ton enfant en te disant : 

« Quel est mon désir? Des choses sont-elles impossibles? » et tu regardes les gens dans la rue, en te disant « Cette personne, imagines, ça peut être ton enfant, est ce que ça te dérange, te touche, te gêne? ». Et lui cet enfant qui sera peut être différent physiquement, est ce qu’il trouvera son identité dans ta famille, ton environnement, si physiquement sa couleur de peau est différente?

– Tu imagines comment faire son futur arbre généalogique avec des racines autres que les tiennes,juste apparentes, enroulées aux tiennes au niveau de leur base….

– Tu te dis cette année je suis marraine (oui, oui, j’ai pris un grade ;-), l’année prochaine témoin de mariage et l’année d’après peut être maman! Voici peut être la « to do list » des années 2104 à 2017 et ça te fait sourire.

– Tu réagis sur les clichés de l’adoption où lorsqu’il y a un reportage sur les difficultés des ados et jeunes adultes, des personnes font des commentaires du style : « Oui mais qu’il faut se rappelle qu’il a eu cette chance d’être adopté. Dans son pays, il aurait vécu la misère ». Non, on n’est pas les sauveurs d’un enfant, il n’y a aucune dette de lui envers nous et nous envers lui.

Happy clap de fin

J’ai rencontré ma nouvelle gynéco vendredi dernier, conseillée par le CHU en tant que connaisseuse de l’endométriose. Une salle d’attente avec des airs de salon de thé, des femmes en talons aiguilles venues entre midi et deux, ça m’a changée de l’univers aseptisé des établissements hospitaliers.
L’examen gynécologique est rassurant, il n’y a même pas un caillot sur mon ovaire, rien, il est gros, plein d’endométriose mais c’est tout et au toucher : « C’est loin d’être la cata ». 
C’est mieux que ce que je pensais et c’est le 4 ième avis dans le même sens. C’est bon, la frayeur est définitivement derrière nous. Mon ovaire est sain et je le garde pour préserver ses fonctions hormonales. Happy clap de fin! 
Je vais reprendre la pilule en continue, Cérazette, pour ne plus avoir de cycles. C’est un moyen de contenir avec une méthode douce, l’endométriose et ses douleurs (qui chez moi sont rares). J’y pensais depuis notre démarche d’adoption car je n’espère plus de grossesse naturelle, ma priorité est ma santé. Depuis il y a eu le projet de FIV avec don donc je ne savais plus mais voilà, c’est très simple, c’est compatible. La pilule est stoppée avant le traitement pour la FIV DO.
J’avais arrêté à l’époque (oui, c’est loin), Diane 35 car je ne voulais plus d’hormones. Des années après, avec un désir d’enfant (pas forcément de grossesse), me voilà à retourner à la pharmacie acheter une plaquette. Ça fait drôle!
Vous avez des retours sur cette pilule? Je sais qu’il y a des procès en cours contre des pilules de 3ième génération mais la gynéco m’a dit que celle-ci ne représentait pas de risques pour moi car il n’y a aucun antécédent de problèmes veineux dans ma famille, que je ne fume pas, que ma tension est normale… 

La Frayeur

Aujourd’hui tout va très bien mais nous avons eu une frayeur il y a a un mois et demie.
8h30, un vendredi matin d’été, échographie de monitoring de l’utérus pour voir si, après le traitement d’essai dans le cadre de la FIV DO, mon endomètre est assez épais. C’est un vendredi de travail, il fait beau, une belle journée s’annonce, j’ai prévu ensuite plusieurs rendez-vous professionnels.
Bon et bien je ne suis pas allée travailler, je me suis effondrée psychologiquement et physiquement. J’étais toute seule et perdue lorsque l’échographe a dit :
Elle : « Cet ovaire il a eu quelque chose ? Il a été opéré ? »
Moi : « Non, il a juste eu des ponctions dans le cadre des FIV. Il est gros parce qu’il y a un kyste de 7 cm (oui il fait la taille d’un citron) mais on m’a dit qu’on n’y toucherait pas, c’est de l’endométriose »
Elle : « Pour moi ce n’est pas juste de l’endométriose, il y a autre chose. Je vois un endroit très vascularisé et avec des végétations, des tissus . Ici, ça n’existe pas normalement. En plus les membranes de ce kyste sont épaisses et irrégulières ».
Moi, commençant à me décomposer : « Écoutez, j’ai passé une IRM il y a un mois et demie et on ne m’a pas du tout parlé de ça . Vous me dites quoi là ? »
Elle : « Ça nous, on n’aime pas. Quand on voit ça on n’hésite pas, on ouvre et on regarde. Je conseille une cœlioscopie exploratrice. On ne voit pas tout avec des IRM, il faut utiliser des produits de contraste. Il faut que vous alliez voir rapidement un gynécologue pour un avis spécialisé »
Le ciel me tombe sur la tête, entre les lignes elle m’annonce ce qui ressemble à une tumeur. Je fonds en larmes dans la salle d’attente. Je trouve un couloir pour tenter d’appeler mon mari et mes collègues. Je n’arrive pas à sortir un mot, juste des sons stridents, je suis en état de choc.  Heureusement pour passer mes messages, en 2014, les textos existent. Le Man’ est à la maison encore (il est tôt pour lui). Il comprend que ça ne va pas et prend sa matinée puis graduellement sa journée. 
Après une heure d’attente si pénible où j’aurais eu besoin d’un câlin de mes proches par exemple, le compte rendu est faxé au CHU. J’arrive à me concentrer pour rentrer en voiture jusqu’à chez moi et le Man’ me serre fort contre lui. Je pleure, il est au bord de larmes. La journée est longue. On regarde la télé. On oscille entre peur, confiance, face à ce diagnostic unique en son genre. On essaie de se raisonner mais le doute est là.
Dans l’après midi, le médecin traitant commence à nous rassurer nous disant que parfois les cabinets d’échographie aiment les « belles images » et qu’un cancer de l’ovaire c’est très rare à mon âge. Le petit vélo dans ma tête se dit que « rare » ne veut pas dire « jamais ».
Entre temps, j’appelle le service du don d’ovocyte. La sage femme a déjà contacté la gynécologue de garde après la réception du fax. Elle tente de me tranquilliser face au discours et aux inquiétudes qui ont été levés dans la matinée. Ses paroles sont apaisantes et l’avenir devient un peu moins angoissant. Dans la soirée, elle nous rappelle pour nous dire que la gynécologue de garde a déjà vu des situations cliniques d’endométriose s’approchant de la nôtre.
En vrai, fine psychologue, elle commence par me dire que mon utérus est parfait pour envisager une FIV DO mais ça je le prends juste en note. Ce n’est plus ma priorité. Un rendez-vous nous est donné au CHU à 8h30 le lundi  pour décider de la suite en fonction des clichés d’imagerie.

Nous passons le week-end chez des amis. Autant dire qu’il nous changent les idées mais que l’esprit et le cœur n’y sont pas tout le temps. Enfin, on se raccroche à des histoires comme la nôtre qui nous sont racontées et pour lesquelles en fin de compte il n’y avait rien, juste des radiologues aux diagnostics trop avancés.
Lundi 8h30, rendez-vous au CHU un peu en » guest star » car les sages femmes sont toutes au courant et nous accueillent chacune en prononçant notre nom. Je me tords de crampes abdominales tellement je suis angoissée.
La gynécologue nous reçoit entre deux opérations au bloc opératoire. Souriante, en 1 minute elle lève tout doute  : « Ce n’est qu’un caillot d’endométriose, ça arrive parfois. Il est détecté sur l’IRM, la masse n’a pas grossit, se situe au même endroit dans l’ovaire, ça ne va pas du tout dans le sens d’une tumeur. Ce qui a été pris pour des végétations c’est ce caillot ». Elle efface les arguments de la radiologue : « l’IRM c’est plus précis qu’un échographie et ses parois irrégulières et épaisses car elle sont liées à son ancienneté ».

Je ne peux ajouter qu’on la remercie, qu’on est soulagé. J’éclate en sanglots, j’évacue.
9h30: le Man’ part au travail; 10h : J’attends que ma boutique de perles ouvre; 14h : Je reprends le travail  à mon tour, avec un énorme sourire. Je suis émue, je suis heureuse d’être devant mon bureau alors qu’on avait annuler tout mon planning de la semaine. Je suis aussi en colère contre le cabinet d’échographie où je ne mettrais plus les pieds.
Un mois après le Man’ se demande si quand même on ne devrait pas avoir d’autres avis. Il me remet » la trouille ». On n’est pas docteur mais il se dit qu’on sait jamais, que je pourrais faire peut être une biopsie pour vérifier. Mince, il doute encore. Nous avions demandé à la gynécologue qui nous suit pour la FIV avec don de regarder nos clichés. Elle l’a fait et a même demandé un avis à un chirurgien.
Trois réponses identiques : « Ce n’est qu’un kyste d’endométriose et on n’y touche pas car on recherche une grossesse. Il ne gène pas sur une FIV avec don ».
Fin de cet épisode estival à rebondissements.
Comme me l’a dit Marion, c’est la bien la première fois que je peux me réjouir d’avoir de l’endométriose!

Satanée endométriose qui ne laisse pas beaucoup de répit

Mauvaises nouvelles à l’IRM pelvienne : 

J’ai plusieurs kystes d’endométriose appelés endométriomes sur mon ovaire gauche. Les connus font 3 et 4 cm de diamètre mais maintenant il y en a un autre de 7 cm.
En 2008, j’avais été opérée en urgence pour un kyste de 6 cm de diamètre.
OK, ça avait été du n’importe quoi. La gynéco de l’époque n’avait aucun recul et n’avait fait que m’angoisser, le chirurgien avait été radical  mais voilà, durant l’intervention, j’ai perdu mon ovaire droit.
Aujourd’hui, le gauche est plus touché. Cet ovaire, c’est le seul qui me reste. Il fonctionne et me permet d’être réglée alors maintenant comment je vais faire? 
L’ovaire gauche était en bonne santé en 2008 et maintenant il apparaît malade. Si on l’enlève, je me dis que l’endométriose pourrait se déposer ailleurs. Cette maladie c’est clairement un fardeau. Chez moi, elle ne peut pas rester endormie plusieurs années.

Le deuxième effet « Kiss Kool » c’est que mon utérus est plus « tapissé » d’endométriose interne  ou adénomyose (nom savant) qu’auparavant. Le mèdecin qui analyse l’IRM m’a expliqué que cela peut amener des troubles de la nidation d’un embryon. Si l’embryon essaie de s’implanter dans la partie saine de mon utérus (rappel des cours de bio : l’embryon nage et se met où il veut dans l’endomètre pour se nider), cela peut aller, mais s’il choisit un coin d’adénomyose, c’est pas vraiment gagné pour lui. La Doc du Cabinet d’IRM s’est voulue rassurante, me disant qu’il y avait des traitements corrigeant cela, que ce n’était pas rédhibitoire pour une FIV DO, mais j’étais démoralisée.
Est ce que l’adénomyose provoque cette action toxique et de rejet détectée par le laboratoire d’analyse de l’endomètre?  Je poserai la question. 
Le Doc du CECOS ne croit pas au protocole Matricelab qui avait pourtant corrigé les problèmes d’immunité de mon endomètre. Vus mes résultats, je vais insister pour avoir la possibilité de le suivre, si FIV DO il y a. Aujourd’hui, je n’en sais rien. 
Mon ovaire est actuellement plus gros que mon utérus. Faut-il m’opérer? Ya t’il des centres spécialisés, des mèdecins à la pointe? J’avais entendu parler du CHU de Clermont ou saint Etienne. Peut-on tenter la ménopause artificielle encore une fois avant une FIV DO? Quel traitement pour le reste de ma vie si grossesse ou pas? J’ai une endométriose stade 4 avec aussi des nodules , des adhérences vers les muscles profonds …
En mars 2012, lors d’une ponction de FIV, la gynéco de PMA m’avait dit « Je n’ai même plus vu de kyste sur votre ovaire, il y a de la mobilité retrouvée, vous gagnez sur l’endométriose ». Là, c’est l’endométriose qui gagne sur moi. Plusieurs récidives en quelques années. Par quoi est-elle influencée?
Une ancienne collègue fait des symboliquement des « sacs à courage ». Il va falloir que je lui en commande un car je crois que je ne serai jamais tranquille même si physiquement je ne souffre quasiment plus.